COMPTE RENDU
DE LA
SÉANCE PUBLIQUE ANNUELLE
DE
L’ACADÉMIE DE PHARMACIE
TENUE
A LA FACULTÉ DE PHARMACIE DE PARIS
Le 8 Janvier 1958
¥
LONS-LE-SAUNIER
MAURICE DECLUME, IMPRIMEUR
1958
COMPTE RENDU
DELA
SÉANCE PUBLIQUE ANNUELLE
L ACADÉMIE DE PHARMACIE
COMPTE RENDU
DE LA
SÉANCE PUBLIQUE ANNUELLE
DE
L’ACADÉMIE DE PHARMACIE
TENUE
A LA FACULTÉ DE PHARMACIE DE PARIS
Le 8 Janvier 1958
LONS-LE-SAUNIER
MAURICE DECLUME, IMPRIMEUR
1958
LISTE DES MEMBRES
de l’Académie de Pharmacie
au 1 er janvier 1958 (1).
MEMBRES RÉSIDANTS — 60.
et adresses.
Mai 1933 Veli.uz (L.), I)' Sc., PM, PHV, 18, rue Pierre-Curie, Paris (V e ).
Juillet 1933 Tabart (E.), 63, rue Denis-Gogue, Clamart (Seine).
Juillet 1934 Cuny (L.). D” Sc., 54, faubourg Saint-Honoré, (VIH.').
Avril 1937 Souèges (R.), Membre de l’Institut, D e Sc„ PA, 29 ter, rue de
Saint-Quentin, Nogent-sur-Marne (Seine).
Avril 1938 Debucquet (L.), PM, PHV, 34, avenue de Provence,
Antony (Seine).
Mai 1938 Prevet (F.). D r Se., D r Ph., 48, rue des Petites-Ecuries, (X').
Mai 1940 Chevmoi. (J.), P FM, PH, Hôtel-Dieu, Parvis Notre-Dame (IV”).
Octobre 1940 Nerveux (F.). D r Ph.. 14, place Denfert-Rochereau, (XIV e ).
Avril 1941 j ANOT (M.-M.), PFP, MAM, 5, rue Michelet, (VI”).
Juin 1941 Julien (L.). D r Ph., 105, rue de Rennes, (VI e ).
Mai 1942 Guii.lot (M.), PFP, PH, 191, Avenue du Maine, (XIV e ).
Juillet 1942 Gueudet (A.), 99, boulevard Péreire, (XVII e ).
• Juin 1943 Schuster (G.), D r Ph., 3, avenue de la République,
Villejuif (Seine).
Janvier 1944 Valette (G.), PFP, PH, 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ).
Juillet 1944 Gautier (J. A.). PFP, PA, 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ).
Novembre 1944 Aurousseau (L.), 8, rue Théodule-Ribot, (XVII e ).
Janvier 1945 Gf.stkai: <P.), D 1 Sc., 1, rûe Bosio, (XVI e ).
(1) Abréviations : MAM, Membre de l’Académie nationale de Médecine ; MCAM,
Membre correspondant de l’Académie de Médecine : MFP, Maître de Conférences
a la Faculté de Pharmacie ; MCEMP, Maître de Conférences à l’Ecole de Mé¬
decine et de Pharmacie ; PA, Pharmacien des Asiles de la Seine ; PCF, Pro-
jesseur au Collège de France ; PFM, Professeur à la Faculté de Médecine ; PFP,
Professeur à la Faculté de Pharmacie ; PH, Pharmacien des Hôpitaux ; PM,
Pharmacien militaire ; PAV et PHV, Professeur agrégé et Professeur honoraire
au Val-de-Grâce : PU, Professeur à l’Université ; PFMP, Professeur à la Faculté
?. e . Médecine et de Pharmacie ; PCAM, Professeur au Conservatoire des Arts et
Métiers ; PEMP, Professeur à l’Ecole de Médecine et de Pharmacie ; PIHE,
professeur à l’Institut des Hautes-Etudes ; PMHN, Professeur au Muséum d’His-
joire Naturelle : PFCMP, Professeur à la Faculté catholique de Médecine et de
Jharmacie ; PCM, Pharmacien Chimiste de la Marine ; PTC, Pharmacien des
troupes Coloniales : D' 1 Sc., Docteur ès Sciences ; D r P,h., Docteur en Pharma-
: Dr M„ Docteur en Médecine; D.E.H.E., Directeur à l’Ecole pratique des
nautes-Etudes.
— 6 —
Juin 1945
Juin 1945
Juillet 1945
Novembre 1945
Janvier 1946
Juin 1946
Novembre 1946
Juin 1947
Octobre 1947
Octobre 1947
Avril 1948
Juin 1948
, Juillet 1948
Mai 1949
Juillet 1949
Mars 1950
Mai 1950
Juillet 1950
Décembre 1950
Noms et adresses.
MM.
Griffon (H.), PHV, Directeur du Laboratoire de Toxicologie,
2, place Mazas, (XII e ).
Vaille (Ch.), D r Ph., 69, boulevard Beauséjour, (XVI e ). 1
Courtois (J. E.), PFP,-PH, 1, rue Chardon-Lagache (XVI e ).
Jarrousse (J.), D e Sc., 24, rue du Commandant-Jean-Duhail,
Fontenay-sous-Bois (Seine).
Paris (R.), PFP, 16, rue Paul-Appell, (XIV e ).
Joffard (R.), D r Ph., 18, place d’Italie, (XIII e ).
Poulenc (P.), D r Sc., 28, avenue d’Eylau, (XVI e ).
Raoul (Y.), PFP. 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ).
-Finellf. (E.), PTC , 7, rue Léon-Vaudoyer, (VII e ).
Harlay (V.), PH, Hôpital Boucicaut, 78, rue de la. Convention,
(XV e ).
Aiinai. (F.), Président honoraire du C.NOP, 4, avenue Ruysdaël,
(VIII e ).
Domange (L.), PFP, 9, rue du Château, Bourg-la-Reine (Seine).
Truhaut (IL). PFP. PA, 4. avenue de l’Observatoire, (VI e ). ,
Lachaux (M.), D r Ph., 5, avenue de la Belle Gabrielle, Fon¬
tenay-sous-Bois (Seine).
Quevauviller (A.), PFP, 2, rue du IA C 1 Déport, (XVI e ).
Vigneron (M.), 34, quai de Béthune, (IV e ).
Delà ville (M.), DEHE, 9, boulevard Malesherbes, (VIII e ).
Rolland (P.), Dr M., 43, avenue de la République, Bourg-la-
Reine (Seine).
Avril
Juin
Juillet
Octobre
Novembre
Décembre
Juillet
Novembre
Mars
Mai
Juillet
Mai
Octobre
Mai
Octobre
Décembre
Juillet
Octobre
Juillet
Novembre
1951 PÉRONNET (M.), PHV, 116, avenue J.-d’Estienne-d’Orves, 1 Join-
ville-le-Pont (Seiné).
1951 David (L.), 49, rue de Bitche, Courbevoie (Seine).
1951 Morette (A.), PFP, 148, boulevard du Montparnasse. (XIV e ).
1951 Lagarce (F.), D r 'Ph., 13, place de la Nation, (XI e ).
1951 Lambin (M Ile S.), PFP, 15, rue Saussier-Leroy, (XVII e ).
1951 Chaigneau (M.), D r Ph., 14, avenue Jacques-Jézéquel, Vanves
(Seine).
1952 Mestre (R.), D e M., D e Ph., 18, rue de Tilsitt, (XVII e ).
1952 Dillemann (G.), MCEMP, 42, rue Henri Barbusse, (V e ).
1952 Desbordes (J.),-D r Ph., 34 bis, rue de Longchamp, Neuilly-
sur-Seine (Seine).
1953 Leprestre (L.), Dr Ph., 12, rue de Strasbourg, (X e ).
1953 Cavier (R.), PFP, PA, 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ). i
1953 Choay (M.), 48, avenue Théophile-Gautier, (XVI e ).
1954 Crêté (P.), PF’P, 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ).
1954 Jequier (R.), Dr Ph., 84, avenue de Marinville, Saint-Maur
(Seine).
1955 Piette (M.), MFP, PH, 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ).
1955 Reusse (J.), Dr Ph., 48, rue des Petites-Ecuries, (X e ).
1955 Kerny (M.), PM, 14, boulevard Saint-Germain, (V e ).
1956 Fabre (A.), D e Sc., 4, rue Richer, (IX e ).
1956 Moreau (R.), PFP, PH, 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ).
1957 Coirre (P.), 9, avenue de Breteuil, (VII e ).
1957 Marcelli (J.)„ PCM, 15, villa Aublet, (XVII e ).
1957 Bouvet (P.), D e Sc., 5, rue de Laborde, (VIII e ).
— 7 —
1904 1931
1904 1931
1909 1935
1911 1937
1913 1938
1914 1939
1914 1939
1920 1945
1920 1945
1920 1945
1921 1946
1921 1946
1921 1946
1923 1948
1923 1948
1923 1948
1925 1950
1925 1950
1926 1951
1926 1951
1926 1951
1927 1952
1927 1952
1929 1954
1930 1955
1930 1955
1931 1956
>931 1956
1931 1956
MEMBRES RÉSIDANTS HONORAIRES.
MM.
Hérissey (H.), PFP, PH, MAM, 41, boulevard Raspail, (VIP).
Dumesnil (E.), D" Ph., 10, rue du Plâtre, (IV").
Guillaumin (A.), D r Ph., 13, rue du Cherche-Midi, (VI e ).
Delépine (M.), Membre de l’Institut, PCF, PH, MAM, 10 bis, bou¬
levard de Port-Royal, (V e ).
André (EJ, PH, 3. avenue Lycée-Lakanal, Bourg-la-Reine (Seine).
Bernier (R.), D 1 Ph., Il, rue Mansart, (IX e ).
Lebeau (P.), Membre de l’Institut, PFP, 9, avenue de Verrières,
Massy (Seine-et-Oise).
Lantenois (M.), D'' Ph., 12, rue Alexis-Durand, Fontainebleau
(Seine-et-Marne).
Fabre (R.), Membre de l’Institut, PFP, PH, MAM, Hôpital Necker,
149, rue de Sèvres, (XV e ).
Radais (M.), PFP, MAM, 12, avenue de l’Observatoire, (VI e ).
Buisson . (A.), Membre de l’Académie Française, Secrétaire Per¬
pétuel honoraire de l’Académie des Sciences morales et
politiques, 105, avenue Henri-Martin, (XVI e ).
Pènau (H.), D‘ Sc., MAM, 116, boulevard Raspail, (VI e ).
Fleury (P.), PFP, PA, MAM, 9, boulevard Diderot (XII e ).
Bouvet (M.), IP Pli., 4, rue Thénard, (V e ).
Picon (M.), PFP, PII, 4, avenue de l’Observatoire (VI e ).
Bailly (O.), D' Sc., 134, boulevard Saint-Germain (VI e ).
Weitz (R.), D’ M., 93, boulevard Saint-Germain, (VI e ). ,
Gbigaut (A.), D' M., 43. rue du Colisée,.(VIII e ).
Aubry (A.), D' Ph.. 23, rue des Blagis, Bourg-la-Reine (Seine).
Masure (M.), PFP, PH, 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ).
Lecoq (R.), D 1 ' Sc., D r Ph., 8, Place de l’Odéon, (VI e ).
Launoy (L.), PFP, MAM, 28, Cours Albert 1 er , (VIII e ).
Martin (F.), D r Ph., 6, place Denfeçt-Rochereau, (XIV e ).
Liot (A.), D‘ Ph., Pharmacie Centrale de France, 379, avenue
Wilson, La Plaine-Saint-Denis (Seine).
Hazàrd (RJ, PFM, MAM, PH, 1, rue Cassini (XIV e ).
Lormand (C.), 67, boulevard des Invalides, (VII e ).
Boinot (G.), D’ Ph., 52, rue La Bruyère, (IX e ).
Bedel (CJ, PFP, 3, Grande Rue, Montrouge (Seine).
Delaby (R.), PFP, MAM, 22, boulevard Saint-Michel, (VI e ).
"«f MEMBRES ASSOCIÉS — 10.
MM.
1935 Bertrand (G.), Membre de l’Institut et de l’Académie de Médecine, 61,
boulevard des Invalides, (VIP).
1937 Dufiiaisse (CJ, Membre de l’Institut. PCF, 50, boulevard de l’Hôpital,
(XIII e ).
1947 Binet (LJ, Membre de l’Institut et de l’Académie de Médecine, 83, bou¬
levard Saint-Germain, (VI e ).
1947 Bruneau (PJ, 17, rue de Berri, (VIII e ).
1947 Tréfouel (JJ, Membre de l’Institut et de l’Académie de Médecine, 28,
rue du Docteur-Roux, (XV e ).
1948 Donzelot (PJ, Directeur général au Ministère de l’Education Nationale,
31, rue de Bellechasse, (VIP).
1948 Roche (JJ, Membre de l’Académie de Médecine, PCF, place Marcellin-
Berthelot (V e ).
1950 Courrier (RJ, Membre de l’Institut, Secrétaire perpétuel de l’Acadé¬
mie des Sciences, Membre de l’Académie de Médecine, PCF, place
Marcellin-Berthelot (V e ).
1957 Bénard (HJ, Secrétaire perpétuel de l’Académie de Médecine, 11 bis,
rue Gozlin, (VI e ).
MEMBRES CORRESPONDANTS NATIONAUX — 120.
MM.
Angibeau (M.), D r M., 2, place du Ma-
réchal-Foch, Saintes (Charente-Mari¬
time), 1945.
Badinand (A.), PFMP, 8, avenue Roc¬
kefeller, Lyon (Rhône), 1957.
Balansard (J.), PFMP, PH, 36, rue de
la Bibliothèque, Marseille (Bouches-
du-Rhône), 1951.
Balâthe (P.), PFMP, Lille (Nord), 1946.
Beauvisage (L.), D r Ph., D r Sc., 27,
boulevard de Courtais, Montluçon
(Allier), 1923.
Bezanger-Beauquesne (M mo L.), PFMP,
rue Courtois, Lille (Nord), 1956.
Blanc (P.), PFMP, PH, Toulouse (Hau¬
te-Garonne), 1945.
Blanquet (M" w L.), PFMP, Clermont-
Ferrand (Puy-de-Dôme). 1947.
Bogros (J.), 7, rue Blatin, Clermont-
Ferrand (Puy-de-Dôme), 1955.
Bonvalet (M.), PEMP, 123, place Beau-
voisine, Rouen (Seine-Maritime),
1947.
Bourgeois (L.), D r Ph., 4, rue de la
République, Orléans (Loiret), 1945.
Bridon (E.), D 1 ' Ph., 27, rue Victor-
Hugo. Mâcon (Saône-et-Loire), J931.
Brustier (V.). PFMP, Toulouse (Haute-
Garonne), 1945.
Camboulives (P.), D r Ph., rue Timbal,
Albi (Tarn), 1914.
Canals (E.), MCAM, PFP, Montpellier
(Hérault), 1928.
Casïagnou (R.), PFMP, PH, rue' Ley-
teire, Bordeaux (Gironde), 1955.
Caujolie (F.), MCAM, PFMP, Toulouse
(Haute-Garonne), 1947.
Chambon (M.), PFMP, PH, Lyon
(Rhône), 1945.
Chapheau, PCM, 3, av. Octave-Gréard,
Paris (VIP), 1937.
Charnot (A.), D r Ph., MCAM, 4, rue
Président-Berge, Rabat (Maroc), 1950.
Chatron (M.), D' Ph., 150, rue de la
République, Montluçon (Allier), 1946.
Chelle (L.). MCAM, PFMP, Bordeaux
(Gironde), 1924.
Choay (A.). Dr M„ (Frère Marie Luc
de l’Assomption), Couvent des Car¬
mes, 99, rue des Stations, Lille
(Nord), 1SJ35.
Corbin (J.), PCM, 4, rue Dufrenoy
(XVI-), 1946.
Cordier (P.), PFP, 2, rue St-Georges,
Strasbourg (Bas-Rhin), 1939.
Cormier (M.), PFMP, PH, Rennes (Ille-
et-Vilaine), 1945.
MM.
Costy (P.), PEMP, 110, rue de Falaise,
Caen (Calvados), 1947.
Couillaud (J.), PM, D r Pli., Marseille
(B.-du-Rhône), 1935.
Cribier (J.), D' Ph., 19, rue de la Répu¬
blique, Orléans (Loiret), 1924..
Crouy (L.), D' Ph„ 72, rue d’Albuféra,
Vernon (Eure), 1937.
Danet (R.), D r Ph., 24, rue St-Guil-
laume, St-Brieuc (Côtes-du-Nord),
1951.
Dastugue (G.), PFMP, PH, Clermont-
Ferrand (Puj'-de-Dôme), 1947.
Dehaussy (E.), D>- Ph., 50-52, rue
Nationale, Lille (Nord), 1953.
Dehay* (Ch.), PFMP, 25, avenue Foch,
Marcq-en-Baroeul (Nord), 1951.
Delphaut (J.), PFMP, 92, rue Auguste-
Blanqui, Marseille (B.-du-R.), 1954.
Diacono (IL), MCAM, PIIIE de Tunis,
17, rue Charles, de Gaulle, Tunis
(Tunisie), 1935.
Diesnis (M.), D r Ph., 31, avenue du
Maréchal-Focli, Nice (A.-M.), 1957.
Dolique (R.), PFP, Montpellier (Hé¬
rault), 1947.
Drevon (B.), PFMP, 8, avenue Rocke¬
feller, Lyon (Rhône), 1957.
Duffau (R.), D r Ph., Vernouillet (Seine-
et-Oise), 1945.
Dur ille (J.), D> Ph., 31, rue Saint-
Corneille, Compiègne (Oise), 1946.
Duquénois (P.), PFP, 2, rue St-Georges,
Strasbourg (Bas-Rhin), 1946.
Fandre (A.), D r Ph., Villa «La Ramu¬
re », avenue du Bois, Nice-Carabacel
(Alpes-Maritimes), 1950.
Feiitry (R.), PEMP, PH, Caen (Cal¬
vados), 1954.
Fleury (G.), D r Sc., D r Ph., 242, bou¬
levard de la Plage, Arcachori (Gi¬
ronde), 1935.
Fouchet (A.), PEMP, 9, place Sainte-
Croix, Angers (Maine-et-Loire), 1947.
Four ment (P.), PFMP, Alger (Algé¬
rie), 1955.
François (M» f M.-Th.), PFP, 5, rue du
Recteur-Bruntz, Nancy (Meurthe-et-
Moselle), 1945.
Gélébart (F.), Pli., 5, avenue du
Général-Leclerc, Etrechy (S.-et-O.),
1957.
Gérald (P.), PEMP, 8, rue Pierre-Curie,
Limoges (Haute-Vienne), 1950.
Girard (R.), PFMP, Bordeaux (Gi¬
ronde), 1945.
Giroux (J.), PFP, Montpellier (Hé¬
rault), 1947.
Godfrin (P.), D r Ph., 5, avenue Wat-
tcnu, Nogent-sur-Marne (Seine), 1919.
Golse (J.), PFMP, Bordeaux (Gironde),
1935.
Granger (R.), PFP, Montpellier (Hé¬
rault), 1950.
Gros (R.), Dr Ph., 13, place Delille,
Clermont-Ferrand (P.-de-D.), 1929.
Guérithault (B.), Dr M., PFMP, 32,
av. Camus, Nantes (Loire-Atlanti¬
que), 1929.
Guichard (F.), PFMP, Saigon (Indo¬
chine), 1950.
Guillaume (A.), PFP, Strasbourg (Bas-
Rhin), 1935.
Guillou (J.), D r Ph., 43, rue Saint-
Mathieu, Quimper (Finistère), 1945.
GuimOnd (G.), Dr Ph., 16, rue Jean-
Jaurès, Vendôme (Loir-et-Cher),
1925.
Guvot (R.), 24, rue Castillon, Bordeaux
(Gironde), 1928.
Husson (P.), PEMP, Falaise (Calvados),
1947.
Jacquemain (R.), PFS, Besançon
(Doubs), 1947.
Jaiimon (P.), D r Ph., 10, rue Amilcar,
Tunis (Tunisie), 1950.
Jaulmes (P.), MCAM, PFP, Montpellier
(Hérault), 1947.
Juillet (A.), MCAM, PFP, 27, rue de
l'Aiguillerie, Montpellier (Hérault),
1921.
Kaïseh (F.), PFP, Nancy (Meurthe-et-
Moselle). 1947.
Lapp (Ch.), PFP. Strasbourg (Bas-
Rhin), 1948.
Lasausse (E.), PFMP, 1, rue Affre,
Nantes (Loire-Atlantique), 1924.
Laurian (P.), Dr Ph., 16, Place.de
l’Hôtel-de-Ville, Coinpiègne (Oise),
1946.
Leclère (A.), 23, rue de Douai, Lille
(Nord), 1927.
Lespagnol (A.), MAM, PFMP, Lille
(Nord), 1946.
Lestra (H.). PEMP, 18, rue du Docteur-
Mazet, Grenoble (Isère), 1947u
Leulier (M.), PEMP, D r Ph., 27, bou¬
levard Foch, Reims (Marne), 1951.
Lohy (R.), D' Sc., 22, avenue du Gé¬
néral-Leclerc, Dammarie-les-Lys, (Sei-
ne-et-Marne), 1950.
Luciani (J.), D r Ph., 1, avenue de Car¬
thage, Tunis (Tunisie), 1948.
Manceau (P.), PFMP, PM, 62, rue
Chevreul, Lyon (Rhône), 1931.
Martin (L.), PEMP, 125, cours Beriat,
Grenoble (Isère), 1925.
Massy (R.), PM., D r Ph., 3, rue Jean-
Ferrandi, Paris (VI-), 1923.
Mesnahd (P.), PFMP, rue Leyteire,
Bordeaux (Gironde), 1953.
Meunier (A.), PFP, PH, Nancy (Meur¬
the-et-Moselle), 1947.
Monnet (R.), PFMP, Nantes (L.-A.),
1947.
Monnier (P.), PFP, Montpellier (Hé¬
rault), 1953.
Montignie (E.), *D r Ph., 112, rue de
Dunkerque, Tourcoing (Nord), 1931.
Morand (P.), PCM, Hôpital Ste-Anne,
Toulon (Var), 1951.
Mousseron (M.), PFS, 8, rue de l’Ecole-
Normale, Montpellier (Hérault),
1947.
Paget (M.), PFCMP, D r Ph., 16, rue de
Bourgogne, Lille (Nord), 1929.
Pauchard (Em.l, D r Ph.,'Bernay (Eure),
1939.
Paul (R.), PFCMP, 16, rue Georges-
Guynemer, Versailles (S.-et-O.), 1951.
PiiCHON (L.), Dr Ph., 15, rue de Noyon,
■ Amiens (Somme), 1953.
Pecker (H.), PM., D r Ph., 12, rue Paul-
Bert, Saint-Mandé (Seine). 1926.
Perdrigeat (A.), PCM, Aumagne (Cha¬
rente-Maritime), 1932.
Pille (G.), PM, B.P. 3001, Dakar (Sé¬
négal), 1956.
Pinard (P.), 90, boulevard St-Denis,
Courbevoie (Seine), 1903.
Pollès (Ch.), PFMP, 16, quai Mon-
cousu, Nantes (Loire-Atlantique),
1954.
Quéré (H.), Dr Sc., D’’ M., PCM, 158,
rue Saint-Charles, Paris (XV').
Quirin -(G.), PEMP, D' Ph., 56, rue
Cérès, Reims (Marne), 1924.
Revol (L.), PFMP, PA, Lyon (Rhône),
1945.
Richard (F.), Courberie (Mayenne),
1922.
Richard (G.), PFP, Recteur de l’Aca¬
démie, 10, rue de la Convention,
Besançon (Doubs), 1947.
Rimattei (F.), MCAM, PFMP, 92, rue
Auguste-Blanqui. Marseille (B.-du-
R.), 1947.
10
MM.
Robin (P.), Dr Sc., 27, rue du Centre,
Tournus (S.-et-L.), 1921.
Ronchèse (A.), MCAM, D r Ph., 31, av.
du Maréchal-Foch, Nice (A.-M.),
1914.
Roy (L.), D r Ph., 29, avenue Charras,
Clermont-Ferrand (P.-de-D.), 1929V
De Saint-Stéban (G.), D r Ph., 52, rue
de Poissy, Saint-Germain-en-Laye
(S.-et-O.), 1924.
Sartory (R.), PFP, 2, rue Saint-Geor¬
ges, Strasbourg (Bas-Rhin), 1947.
Servant» (L.), D r M., D r Ph.. 28, rue
Castillon, Bordeaux (Gironde), 1950.
Sibourü (J.), D' Ph., 28, rue de la
Darse, Marseille (B.-du-R.), 1954.
Suard (M.), PEMP, Angers (M.-et-L.),
1Ô46.
MM.
Taiidy (F.), Dr Pli., 1, place Saint-
Bonnet, Bourges (Cher), 1954.
Telle (F.), PEMP, 41, avenue Paul-
Chandon, Epernay (Marne), 1945.
Tiollais (R.), PFMP, PH, 50, rue Dan¬
ton, Rennes (I.-et-V.), 1945.
Vanhems (G.), D 1 ' M., Dr Sc., D>' Pli.,
72, rue d’Espagne, Bayonne (Bas¬
ses-Pyrénées), 1954.
Vincent (D.), PFMP, 20, rue P.-Bros-
solette, Toulouse (Haute-Garonne),
1950.
Vitte (G,), PFMP, 3, place de la Vies
toire, Bordeaux (Gironde), 1951.
Volmah (Y.), MCAM, PFP, Strasbourg
(Bas-Rhin), 1921.
Voynnet (R.), Dr Ph., 51, Grande-Rue,
Lnre (Haute-Saône), 1940.
MEMBRES CORRESPONDANTS ÉTRANGERS — 70
MM.
Baggesgaard Rasmussen (H.), professeur de Chimie à l’Ecole supérieure royale
de Pharmacie, 2, Universitetsparken, Copenhague (Danemark), 1935.
Béguin (Ch.), D r Ph., place du Marché, Le Locle (Suisse), 1927.
Berry (H.), doyen du College of,thc Pharmaceutical Society of the Univershy,
17, Bloomsbury Square, Londres W.C.I. (Grande-Bretagne), 1947.
Büchi (J.), D r Sc., directeur de lTnstitut de Pharmacie de l’Ecole Polytechnique
Fédérale, 25, Clausiusstrasse, Zürich (Suisse), 1951.
Capra (J. A.), doyen de la Faculté de Pharmacie, Pereira 2979, Montevideo
(Uruguay), 1950.
Carranza (F.), doyen de la Faculté de Pharmacie et de Biochimie de l’UhiJev-
sité de San Marcos, Apartado 1275, Lima (Pérou), 1954.
Casahès Gil (José), doyen honoraire de la Faculté de Pharmacie, Diego de Léon,
22, Madrid (Espagne), 1945.
Casparis (P.), professeur à l’Institut de Pharmacie • de l’Université de Berne,
Sahlistrasse, 10 (Suisse), 1931.
Castille (A.), directeur de l’Institut de Pharmacie, rue Van Even, Louvain (Bel¬
gique), 1947.
Celsi (S. A.), professeur à la Faculté des Sciences de Buenos-Aires, Beigrano
659, Quilmès (République Argentine), 1953.
Chalmeta (Alberto), D r Ph., Calle de Granada, 6, Madrid (Espagne), 1935.
Cignoli (Francisco), D r Ph., professeur de la Faculté de Médecine, Corrientes
864, Rosario de Santa-Fé (République Argentine), 1931.
Correia da Silva (A. G.), Dr., professeur à la Faculté de Pharmacie de l’Uni¬
versité de Porto, Campo 24 de Agosto, 186 (Portugal), 1954.
Deleanu (N.), professeur à la Faculté de Pharmacie de Bucarest (Roumanie),
1935.
Emmanuel (E.), professeur de Chimie pharmaceutique à l’Université d’Athènes
(Grèce), 1931.
Esteve (A.), D r , Avenida Virgen de Montserrat 209, Barcelone (Espagne), 1950.
Da Fahia (L.), professeur, membre de l’Académie Nationale de Pharmacie, 27.
rue Camerino, Rio-de-Janeiro (Brésil), 1947.
— 11 —
MM.
Faurholt (C.), recteur de l’Ecole supérieure royale de Pharmacie, Universi-
tetsparken, 2, Copenhague (Danemark), 1947.
Fernandez (0.1, MCAM, Residencia de Profesores, n° 2, Ciudad Universitaria,
Madrid (Espagne), 1931.
Flück (H.), professeur à l’Institut de Pharmacie de l’Ecole Polytechnique Fédé-
• raie, Clausiusstrasse 25, Zürieh (Suisse), 1953.
Fontoura (C.), laboratoire produits pharmaceutiques, Sao-Panlo (Brésil), 1927.
Forrester (G. P.), 17, Uphill Road, Mill Hill, Londres (Grande-Bretagne), 1925.
Garnier (M.), MCAM, professeur à la Faculté de Médecine et de Pharmacie,
Beyrouth (Liban), 1947.
Garriço (M. A.), professeur à la Faculté de Chimie et de Pharmacie, Jiron
Callao, 813, Lima (Pérou), 1951.
Herlant (L.), professeur à la Faculté de Médecine et de Pharmacie, Bruxelles
(Belgique), 1931.
Hôst-Madsen (E;), MCAM, Vesterbrogade, 72, Copenhague V, (Danemark), 1937.
Houssay (B.), professeur Institut de Biologia e Medicina experimental, Prix
Nobel, MCAM, Costa-Rica 4185, Buenos Aires (République Argentine), 1948.
Ishidate (M.), professeur à l’Institut de Pharmacie de la Faculté de Médecine,
Tokyo (Japon), 1957.
Jonesco-Matiu (A.), professeur de Chimie pharmaceutique, Mantuleas à 40,
Rayon Ind. Vlad. Bucarest (Roumanie), 1925.
Kariyone (T.), department of Pharmacy, Faculty of Medicine, Yoshida-Konoecho,
Sakyo-ku, Kyoto City, (Japan), 1955.
Khouri (J.), MCAM, Dr Ph., 2, avenue Fouad-ler, Alexandrie (Egypte), 1900.
Larose (Alf. F.), doyen de la Faculté de Pharmacie, 2900, boulevard du Mont-
Royal, Montréal (Canada), 1950.
Linnell (W. H.), professeur au College of the Pharmaceutical Society, 17,
Bloomsbury Square, Londres W.C.I. (Grande-Bretagne), 1929.
Linneu Prestes, professeur à la Faculté de Pharmacie de Sao-Paulo (Brésil),
1947.
Linstead (Sir Hugh), MCAM, D' Ph., The Pharmaceutical Society, 17, Bloomsbury
Square, Londres W.C.I. (Grande-Bretagne), 1929.
Lys (P.), professeur à la Faculté de Médecine et Pharmacie, Beyrouth (Liban),
1947.
Mackie (H. B.), directeur de l’Ecole de Pharmacie de Brighton, Ravenscraig,
141 Surrenden Road, Brighton (Grande-Bretagne), 1955.
Magnin (G.), J. A. Ambrosetti 101, Buenos Aires (République Argentine), 1914.
Malhado Filho (J.), professeur, membre de l’Académie nationale de Pharmacie,
rua Sâo Luis, 161, Sao Paulo (Brésil), 1947.
Mahicq (L.), professeur à l’Institut de Pharmacie de l’Université libre de
Bruxelles, 50. avenue Roosevelt, Bruxelles (Belgique), 1947.
Mascherpa (P.), professeur, directeur de l’Institut de Pharmacologie et de Thé¬
rapie de l’Université de Pavie, Piazza Botta, 6, Pavie (Italie), 1955.
Mingoya (Q.), professeur, membre de l’Académie Nationale de Pharmacie, rue
Sâo Luis 161, Sao Paulo (Brésil), 1947.
Mokranjac (M.), professeur à la Faculté de Pharmacie, Cvijiceva 37, Belgrade
(Yougoslavie), 1953.
Motawi (M. M.), directeur de la Faculté de Pharmacie de l’Université d’Alexan¬
drie, (Egypte), 1955.
Noble (Ignacio), membre de l’Académie des Sciences médicales et naturelles,
Rua 12, n“ 463, Vedado Habana, La Havane (Cuba), 1948.
Ohlsson (E.), MCAM, professeur à l’Institut Pharmaceutique Royal de Stoc¬
kholm (Suède), 1935.
Potjewijd (D r T.). Boschplein 9c, Winschoten (Pays-Bas), 1937.
Powers (J. L.), Ph. D., président du Comité du Formulaire national, 2215 Cons¬
titution Avenue, Washington (U.S.A.), 1947,
MM.
Pratesi (P.), doyen de la Faculté de Pharmacie, Pavie (Italie), 1951.
Putzeys (P.), professeur à l’Inslitut de Pharmacie, 17, avenue Van den Bempt,
Héverlé (Belgique), 1947.
Reimers (M. N.), D r Ph., Love Apotek, Aarhus (Danemark), 1903.
Roldan Guerrero (R.), Pharmacien Général Inspecteur des Services Pharma¬
ceutiques de l’Armée de Terre, Garcia Morato 136, Madrid (Espagne), 1953.
Ruyssen (RD, professeur à l’Institut de Pharmacie, 2, St. Jansvest, Gand (Belgi¬
que), 1947.
Schoofs (F.), professeur émérite à l’Université, 41, rue Louvrex, Liège (Bel¬
gique), 1931.
Seabra (P.), laboratoire de produits pharmaceutiques, 148, rua Ferreira Pontes,
Tijuca, Rio-de-Janeiro (Brésil), 1931.
Stainier (C.), professeur à l’Université, Institut Gillchiet. 5, rue Fusch, Liège
(Belgique), 1947.
Tobias-Neto (J.), professeur à la Faculté de Pharmacie et de Philosophie rie
l’Université de Bahia, av. Arau.jo Pinho, 59, Bahia (Brésil), 1927.
Van Arkel (M" e C. G.), professeur, Laboratorium voor Artsenijbereidkunde der
Universiteit van Amsterdam, 84, Kloveniersburgwal, Amsterdam (Pays-Bas),
1947.
Van Os (D.), professeur à l’Université de Groningen (Pays-Bas), 1937.
Vivario (R.), professeur à l’Université, docteur honoris causa de TUniversité
de Paris, MCAM, 5, rue Fusch, Liège (Belgique), 1931.
Vogelenzang (E. H.), professeur à l’Institut de Pharmacie, Hugo de Grootstraat
32, Leyde (Pays-Bas), 1953.
Wallis (T. E.), professeur au College ol' tlie Pharmaceutical Society of the Uni-
versity, 17, Bloomsbury Square, Londres W. C. 1 (Grande-Bretagne), 1947.
Wallner (R.), prof, honoraire, boulevard Iistonia, Tallin, Reval (Estonie), 1929.
Wasicky (R.), professeur à l’Université, docteur honoris causa de l’Université
de Paris, MCAM, 600, rue Maranhao, Sao Paulo (Brésil), 1935.
Wattiez (N.), MCAM, professeur à l’Université de Bruxelles, 115, avenue Woestc,
Jette-Bruxelles (Belgique), 1935.
Weitzel (R.), membre de la Commission de la Pharmacopée Suisse, 20, avenue
du Léman, Lausanne (Suisse), 1947.
Wuyts (H.), professeur à l’Université de Bruxelles (Belgique), 1935.
Zuniga Sanchez Cerrudo (T.), secrétaire perpétuel de l’Académie royale de
Pharmacie, Campoamor, 18, Madrid (Espagne), 1945.
Composition du Bureau
DE LA SOCIÉTÉ ET DE L'ACADÉMIE
DEPUIS 1803.
Années présidents (1)
SECRÉTAIRES
GÉNÉRAUX
TRÉSORIERS
(9>
1803 Parmentier.
1804 Parmentier.
1805 Vauquelin.
1806 Descemet.
1807 Parmentier.
1808 Vauquelin.
1809 Bouillon-Lagrange.
1810 Parmentier.
1811 Guiart, père.
1812 Boudet, oncle.
1813 Bouillon-Lagrange.
1814 Vauquelin (3).
1815 Derosne.
1816 Bouriat.
1817 »
1818 Cadet de Gassicourt.
1819 Bouillon-Lagrange.
1820 ?
1821 î
1822 Derosne.
1823 ?
1824 Laugier.
1825 Boullay.
1826 Robiquet.
1827 Pelletier.
1828 Boudet, neveu.
1829 Serullas.
1830 Virey.
1831 Lodibert.
1832 Robinet.
Delunel.
Laugier.
Derosne.
Pelletier.
?
?
?
Boutron.
Blondeau.
Robinet.
Dublanc, jeune.
SoUBEIRAN.
Henry, fils.
Bouillon-Lagrange.
Sureau.
Cadet de Gassicourt.
Robiquet.
Trusson.
Moringlane.
(1) Le président de chaque année étant le vice-président de l’année précé¬
dente, il n’a pas été nécessaire de porter les noms des vice-présidents.
(2) Pour compléter le Bureau, il y a lieu d’indiquer les archivistes :
Avant 1866. Réveil.
De 1866 à 1875... Baudhimont.
De 1876 à 1890... F. Wühtz.
De 1891 à 1899... Schmidt.
De 1899 à 1900... Sonnié-Moret.
De 1901 à 1919... Guinochet.
De 1920 à 1945... Bourdieh.
Depuis 1945. Janot.
(3) Le registre des procès-verbaux de 1814 à 1823 ayant disparu, on n’a pu
reconstituer complètement, jusqu’ici, la composition du Bureau, en ce qui con¬
cerne les présidents et secrétaires annuels, pour les années comprises entre 1815
et 1823 inclus.
Années
TRÉSOKIERS
1833 Bajet.
1834 Chéheau.
1835 Reymond.
1836 Bussy.
1837 Dizé.
1838 Cap.
1839 Fauché.
1840 Soubeiran.
1841 Güibourt.
1842 Pelouze. -
1843 Boutron-Charlard.
1844 Bonastre.
1845 Frémy, père.
1846 Vée.
1847 «.inlhVr de Clnuhry.
1848 Boutigny.
1849 Blondeau.
1850 Hottot.
1851 Félix Boudet.
1852 V uaflart.
1853 Bouchardat, père.
1854 Cadet-Gassicourt.
1855 Buignet.
1856 Dubail.
1857 Soubeiran.
1858 Chatin.
1859 Foy.
1860 Dublanc.
1861 Gobley.
1862 Poggiale.
1863 Schaeuffèle, père.
1864 Boudet, fils.
1865 Robinet.
1866 Tassart.
1867 Guibourt.
1868 Bussy.
1869 Mayet, père.
1870 Mialhe.
1871 Lefort.
1872 Stanislas Martin.
1873 Grassi.
1874 Regnauld.
1875 Planchon.
1876 Coulier.
1877 Marais.
1878 Méhu.
1879 Blondeau.
1880 Bourgoin.
1881 Petit.
1882 P. Vigier.
1883 JUNGFLEISCH.
1884 Marty.
1885 Sarradin.
1886 Prunier,
Chevalier.
J. Pelouze.
Cap.
F. Boudet.
Hottot.
Quévenne.
Desmaret.
Foy.
Bouchardat, père.
Mialhe.
Buignet.
Robiquet.
j Robiquet.
' Soubeiran.
Soubeiran.
Deschami-s.
Huraut.
Robiquet, fils.
Mayet, père.
Ducom.
Réveil.
Paul Blondeau.
Lefort.
Regnauld.
Baudrimont.
Hottot, fils.
Léon. Soubeiran.
A. VÉE.
Latour.
Lebaigue.
Hébert.
Roussin.
MarAis.
Adrian.
Roucher.
Coulier.
Mortreux.
Bourgoin.
P. Vigier.
Duquesnel.
F. WÜRTZ.
F. Vigier.
Marty.
Guichard.
Delpech.
Prunier.
Boymond.
Champigny.
Portes,
! Buignet
Planchon.
Tassart.
TRESORIERS
188) Desnoix.
1888 Delpech.
1889 G. Bouchardat.
1890 F. Vigier.
1891 Moissan.
1892 Portes.
1893 Bürcker.
1894 Boymond.
1895 Julliard.
1896 Villiers.
1897 SONNERAT.
1898 Bourquelot.
1899 Leidié.
1900 Planchon.
1901 Yvon.
1902 Guichard.
1^03 Léger.
1904 Landrin.
1905 Béhal.
1906 Crinon.
1907 Viron.
1908 Schmidt.
1909 Patein.
1910 Paul-E. Thibault.
1911 Grimbert.
1912 Prud’homme.
1913 Moureu.
1914 Dumouthiers.
1915 Guerbet.
1916 Cousin.
1917 Georges.
1918 Choay.
1919 François.
1920 Patrouillard.
1921 Bougault.
1922 Lafay.
1923 Vaudin.
1924 Richaud.
1925 Hérissey.
1926 Dufau.
1927 Gaillard.
1928 Dumesnil.
1929 Goris.
1930 C. Lefevre.
1931 Fourneau.
1932 Cordier.
1933 Sommelet.
1934 H. Martin.
1935 Tiffeneau.
1936 Radais.
1937 Bourdier.
1938 Leroux.
1939 Bernier.
1940 E. André.
1941 Lesure.
l’aul-E. Thibault. Planchon.
Schmidt. >
Grimbert. »
Bourquelot. »
Léger. »
Leidié.
Béhal.
Patein.
Viron.
Guinochet.
Bocquillon.
Barillé.
Moureu.
Georges.
Lépinois.
Guerbet.
François.
Bougault.
Paul-E. Thibault.
Carette.
Dufau.
Gaillard.
Hérissey.
Dumesnil.
Leroux.
Pépin.
Guérin.
Sommelet.
Tiffeneau.
Bourdier.
Bernier.
Huerre.
Damiens.
Ch. Lefebvre.
Bridel.
Lantenois.
R. Fabre.
Pénau.
Fleury.
Laudat.
M. Bouvet.
Picon.
O. 'Bailly.
Ch.-0. Guillaumin.
Weitz.
Bagros.
Mascré.
Aubry.
Rothéa.
F. Martin.
R. Lecoq.
Bruêre,
Dreyer.
1(5 —
innées présidents
SECRÉTAIRES
ANNUELS
1942 .Javillier.
1943 Lantenois.
1944 Lebeau.
1945 Buisson.
1946 Damiens.
1947 PÉNAU.
1948 Fleury.
1949 Laudat.
1950 Souêges.
1951 Bouvet.
1952 Picon.
1953 Bailly-
1954 Weitz
1955 Grigaut.
1956 Aubry.
1957 Mascré.
Lormand.
Bedel.
Lrnoir.
Courtois.
Jarrousse.
Gautier.
Griffon.
Joffard.
Harlay
Truhaut.
Quevauvill
Bougaui-t.
Lesure.
Bouvet.
Guerbet.
DÉCRET DU 5 SEPTEMBRE 1946
PORTANT MODIFICATION DU TITRE D’UNE ASSOCIATION
RECONNUE D’UTILITÉ PUBLIQUE.
Par décret en date du 5 septembre 1946 (Ministère de l’Intérieur),
l’association reconnue d’utilité publique dite Société de Pharmacie de
Paris, dont le siège est à Paris, a été autorisée à prendre le titre d’Aca^
démie de Pharmacie.
(Journal officiel, 7 septembre 1946, p. 7753),;
COMPOSITION DU BUREAU POUR 1958.
Président .
Vice-Président . . .
Secrétaire général
Secrétaire annuel
Trésorier .
Archiviste .
MM. R. Lecoq.
L. Launoy.
R. Fabre.
M. Vigneron.
A. Guerbet.
M.-M. Janot.
SÉANCE ANNUELLE
D E
L’ACADÉMIE DE PHARMACIE
tenue le 8 Janvier 1958
Compte rendu de l’activité de l’Académie de Pharmacie
pendant l’année 1957.
par M. M. Làchaux, Secrétaire annuel.
Monsieur le Président,
Mesdames, . '
Messieurs,
Mes chers Collègues,
Toutes les entreprises éprouvent le besoin de faire le bilan de
[eur activité à la fin de chaque exercice. Notre Compagnie, qui
n’échappe pas à la règle, a pris pour habitude de confier cette
tâche à son Secrétaire annuel.
Je tiens d’abord à remercier ceux qui ont facilité ce travail :
M. le Doyen Fabre, organisateur infatigable, a mis ou fait mettre
à ma disposition tous les éléments de ce rapport, mes devanciers,
d’autre part, ont laissé .de brillants modèles que je ne devrais pas
avoir grand-peine à iiniter.
Je vais m’efforcer d’être bref et réclame à l’avance toute votre
indulgence si d’aventure il m’arrivait de n’être pas complet.
L’année qui vient de s’.écouler n’a pas été pour nous exempte
de peines. C’est avec grande tristesse que nous avons appris le
décès d’un certain nombre de nos collègues :
MM. Charonnat, Lenoir et Deschiens, membres résidants ;
Baudouin et Urbain, membres associés ; Bouillot, Leulif.r,
Galimard, membres correspondants nationaux ; Jermstad et La-
pointe, membres correspondants étrangers. Notre Président a
prononcé l’éloge funèbre, de .ces personnalités qui, à des titres
divers, ont contribué à accroître le renom de notre Compagnie.
— 18 —
De nouveaux membres ont été élus cette année :
Membres résidants :
M. Coirre, Directeur de Laboratoire pharmaceutique.
M. Marcelli, Pharmacien Chimiste Général de la Marine.
M. P. Bouvet, Docteur ès Sciences, Pharmacien Biologiste.
Membre associé :
M. Bénard, Secrétaire perpétuel de l’Académie de Médecine.
Membres correspondants nationaux :
M. Badinand, Professeur à la Faculté de Médecine et de Phar¬
macie de Lyon.
M. Diesnis, Docteur en Pharmacie, Directeur de Laboratoire
de Biologie Médicale à Nice.
M. Drfjvon, Professeur à la Faculté de Médecine et de Phar¬
macie de Lyon.
M. Gelébart, Pharmacien Colonel en Retraite.
Membre correspondant étranger :
M. Ishidate, Professeur à l’Institut de Pharmacie de la Faculté
de Médecine de l’Université de Tokyo.
De multiples distinctions ,ont honoré un grand nombre de nos
Collègues :
Dans l’Ordre de la Légion d’honneur : M. Donzelot a été
promu Commandeur, MM. Canaus, Linstead, Nepveux, Paget,
Pille et Quéré, Officiers, et M. Mesnard a été nommé Chevalier.
Dans l’Ordre des Palmes académiques : MM. G. Bertrand,
Delaby, Radais et Volmar ont été promus Commandeurs et MM.
Moreau et Quevauviller, Officiers.
Dans l’Ordre de la Santé publique, MM. Janot et Péchon ont
été promus Officiers et MM. Chaigneau, L. David, Dorique et
Lapp ont été nommés Chevaliers.
Dans l’Ordre du Mérite agricole, M. Truhaut a été promu Offi¬
cier et MM. Tiollais et Velluz nommés Chevaliers.
M. Pille a été nommé Chevalier de l’Ordre de l’Etoile Noire.
M. Duquénois a reçu la Médaille d’argent et M. Schuster, la
Médaille de bronze du Service de Santé militaire.
L’Ordre des Pharmaciens d’Italie a offert la Médaille Guareschi
à M. R. Fabre qui a reçu en outre la Médaille d’Or de l’Université
de Naples et la Médaille de l’Institut National de Sécurité en
même temps que M. Delaby.
De nombreux collègues ont été appelés à de hautes fonctions
ou distingués par les Sociétés Savantes de France et des pays
étrangers.
— 19 —
M. Arnal a été nommé au Secrétariat d’Etat à la Marine.
M. Pénau a été élu membre de l’Académie Nationale de Méde¬
cine et MM. Garnier et Jaulmes membres correspondants.
M. Truhaut a été élu membre titulaire de la Société de Biolo¬
gie, Vice-président de la Société de Médecine légale et Membre
du Comité Européen Permanent d’Etudes des risques de toxicité
à long terme.
M. R. Fabre a été élu membre d’honneur de la Real Academia
de Farmacia de Barcelone et de la Société de Pharmacie de Turin.
M. Valette a été nommé membre d’honneur du Collège des
Pharmaciens de la province de Québec, M. Paris, membre de la
Société de Pharmacie de Rio de Janeiro et M. Souèges, membre
correspondant de la Société de Botanique des U.S.A.
M. André a obtenu le prix du Docteur et de Madame Henri
Labbé décerné par l’Académie des Sciences.
L’Académie Nationale de Médecine a attribué le prix Demarle
à M. Vaille et le prix Desportes à M. Duquénois.
M. Gheymol a été nommé Professeur titulaire de la chaire de
Pharmacologie et Matière médicale de la Faculté de Médecine de
Paris.
De nombreux membres de l’Académie ont participé activement
aux manifestations scientifiques et professionnelles de France et
de l’étranger.
M. David a été désigné pour nous représenter au Conseil Na¬
tional de l’Ordre des Pharmaciens ; M. Lécoq à la séance solen¬
nelle d’ouverture dés XII ' Journées vétérinaires d’Alfort ; MM. R.
Fabre et Truhaut au IX' Congrès des Sociétés de Pharmacie du
Sud de la Loire présidé par M"" Blanquet ; une Médaille de l’Aca¬
démie a été remise à cette occasion ; M. R. Fabre aux cérémo¬
nies du Centenaire de la Société Chimique de France présidées
par M. Delaby ; l’Académie a fait remettre une Adresse au cours
de la cérémonie ; M. Vitte, au Congrès annuel de l’Association
française pour l’Avancement des Sciences qui s’est tenu à Péri-
gueux : M. Mascré a fait partie du Comité d’honneur au 75"
anniversaire de la fondation de l’Ecole Supérieure de Physique et
Chimie Industrielles de la Ville de Paris ; M. Delaby a présidé le
Comité d’organisation du XVI' Congrès international de Chimie
pure et appliquée qui s’est tenu à Paris en Juillet dernier.
MM. R. Fabre, Truhaut et Courtois ont participé aux travaux
de la XIX" Conférence de l’Union internationale de Chimie pure et
appliquée dont M. R. Fabre présidait la Section de Chimie appli¬
quée.
M. Truhaut a présenté deux rapports au Symposium sur les
substances étrangères dans les aliments (Côme, Mai 1957).
MM. R. Fabre et Truhaut ont présenté un rapport au Congrès
de Phytopharmacie de Hambourg (Septembre 1957).
— 20 —
Plusieurs membres de notre Compagnie ont participé au Con¬
grès de la Fédération internationale pharmaceutique à Leyde,
entre autres MM. Ganals, Guillot et Paris.
Enfin, M. Guillot a remis une Adresse de l'Académie au IV
Congrès panaméricain de Pharmacie.
Plusieurs, conférences ont été prononcées par nos collègues au
cours de l’année :
Dans le cycle organisé par la Société de Technique Pharmaceu¬
tique, M. Vigneron a traité « Quelques étapes dans la connais¬
sance des amino-acides » et M. Guillot « Conditions d’emploi et
applications des spectromètres enregistreurs ».
Pendant les Journées Pharmaceutiques 1057, vous avez pu
entendre :
M. Bouvet. — Contribution à In connaissance des poteries
pharmaceutiques.
M. Cheymol et M 110 Lambin. — Contrôle des préparations à base
de ferments lactiques.
M. Courtois. — Les gluçoprotéides en biochimie générale et
en chimie clinique.
M. Pénau. — Emploi de microorganismes dans l’industrie des
fermentations et
M. Gësteau a fait des démonstrations pratiques.
Plusieurs Membres de notre Compagnie sont allés faire des
conférences à l’étranger : M'"° Blanquet à Haïti, MM. Cheymoi.
et Valette au Canada, M. Courtois en Italie, M. R. Fabre à Tu¬
rin et à Naples, M. Guillot au Canada et aux Etats-Unis, MM.
Quevauviller et Truhaut à Tokyo, M. TrühauT est allé égale¬
ment au Vietnam et aux Indes.
Les hautes distinctions qui ont honoré nos Collègues, leur
présence dans les manifestations les plus variées en France et
dans toutes les parties du monde, attestent déjà la vitalité de
notre Académie, L’examen des comptes rendus de séances va me
permettre maintenant d’énumérer les activités diverses et d’ana¬
lyser les travaux proprement dits qui contribuent au bon renom
de notre Assemblée.
Quelques personnalités étrangères ont assisté à nos réunions.
Outre le Professeur Heidelberger dont je reparlerai plus loin,
je* citerai M, le Professeur Vivario, M. le Docteur Lopez Guillen
qui a remis à l’Académie une Adresse de l’Université Nationale
Majeure de San Marcos, Lima (Pérou) et une délégation de la
Santé publique Yougoslave.
Au cours de la séance publique annuelle de Janvier, mon pré¬
décesseur à ce poste, M. Quevauviller a fait un compte rendu
documenté qui a été vivement applaudi. M. Aubry et M. Mascré
— 21 —
ancien et nouveau Président, ont prononcé des .discours fort
appréciés et M. Paris a retracé la vie et l’œuvre scientifique du
grand pharmacien que fut Eugène Léger.
L’Académie a décerné les prix suivants :
Prix de thèses.
Sciences physico-chimiques (médaille d’or) : M. Jacques
Grossir.
Sciences physico-chimiques (médaille d’argent) : M. Jean
Rabiant.
Sciences naturelles (médaille d’or) : M. Guy Faugeras.
Sciences naturelles (médaille d’argent) : M"" Clotilde Carrère.
Sciences biologiques (médaille d’or) : M. André Archambault.
Prix Dubail : M. Jean-Paul Girard.
Prix Landrin : M. Jean-Marie Touchais.
Prix Vigier : M. Fouze Yeu.
Prix de l’Association des Docteurs en Pharmacie : M. Jean
Paineau.
Prix Prouzergue : M. le Pharmacien capitaine Bernard Dou-
HAIRIE.
Prix Choay-Champigny : M. Fernand Pellerin.
Prix du Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens : M.
Albert Rousselet et M. C. Guérin.
La seconde séance solennelle a eu lieu le tt Octobre à l’occasion
des Journées Pharmaceutiques.
Trois conférenciers ont successivement traité les sujets sui¬
vants :
M. Heidelberger, Professeur à l’Institut de Microbiologie de
l’Université de Rutgers :
« Rapport entre constitution chimique et spécificité immuno¬
logique ».
M. Garnier, Professeur à la Faculté Française de Médecine et
de Pharmacie de Beyrouth :
« Le problème de 1’lujgiène alimentaire au Liban ».
M. le Pharmacien Lieutenant-Colonel G. Pille, Phannacien-
Chef de l’Hôpital Le Dantec à Dakar (Sénégal) :
« L’homme et le complexe tropical. Quelques aspects nutrition¬
nels pratiques ».
Ces trois conférences ont été suivies avec grande attention par
l’Assemblée, et notre Président, après avoir félicité les orateurs,
leur a offert, au nom de l’Académie, la Médaille « Au soulage¬
ment de l’humanité ».
Au cours des dix séances ordinaires que l’Académie a tenues
dans l’année, deux ouvrages et deux plaquettes ont été présentés :
— 22 —
— de M. J.-A. Gautier la 4" série des « Mises au point de Chi¬
mie analytique pure et appliquée et cTAnalyse bromatologique ».
— de MM. R. Fabre, R. Truhaut et M"” M.-T. Regnier :
« Traitement d’urgence des intoxications ».
— et de M. Bouvet deux tirés à part consacrés l’un à « Par¬
mentier » et l’autre aux « Travaux d’histoire locale de la phar¬
macie en France des origines à nos jours ».
M. H. Mascré a imaginé un appareil automatique destiné aux
opérations d’extraction en phases liquides dont il nous a exposé
les avantages.
Deux films ont été présentés, l’un par M. Coirre, illustrant une
communication relative à l’extraction d’une substance anti-ulcé¬
reuse de l’urine de jument gravide, l’autre par M. Lory sur la
fabrication des ampoules pharmaceutiques.
MM. Domange, Valette et Quevauviller ont donné un compte
rendu des missions qu’ils ont effectuées en Proche-Orient, au
Canada, au Sud Vietnam et au Japon.
Enfin, six plis cachetés ont été déposés par MM. le Docteur
Vintre (n* 73), Huidobro (n° 74), le Docteur Vieili.efosse
(n° 75), Griffon (n 08 76 et 78), Charonnat et Le Perdriel (n° 77).
Nous avons entendu un peu plus de quarante communications
qui peuvent être arbitrairement classées en un certain nombre de
rubriques :
Bactériologie.
M. Malangeau a exposé au nom de M. C. Helleu dans un tra¬
vail intitulé « Etude du dosage microbiologique du méso-inositol
par le test au Neurospora crassa », comment on peut, par simple
pesée du thalle développé dans des conditions étroitement préci¬
sées, déterminer la quantité d’inositol présent dans un milieu
complexe.
M. Delaville a montré, au nom de M. S. Mutermilch et de M"“
S. Gérard, qu’il est possible, grâce au tréponème de Reiter, de
mesurer in vitro l’activité des antibiotiques dans le traitement de
la svphilis (« Action de divers antibiotiques sur le tréponème de
Reiter »).
Chimie analytique.
M. Truhaut a, pour M. C. Dumont, présenté une application de
la réaction alcalino-pyridinique de Fujiwara aux alcools tertiai¬
res acètylèniques halogénés et, singulièrement, au dosage colo-
rimétrique du bromométhylpentynol.
M. M. Chaïgneau a étudié la spécificité de la coloration bleue
donnée par l’acide euchroïque au contact d’une lame de zinc.
MM. J. Delga et J. Storck ont décrit une technique dé dosage
du bismuth dans les médicaments par complexométrie directe
en présence de thiourée comme indicateur coloré,
— 23
M. L. Domange et M'" S. Longuevalle ont appliqué une mé¬
thode nouvelle : la chromatographie en phase vapeur, à l’analyse
du mélange de Schleich. La résistance d’un fil de platine placé au
contact du mélange gazéifié est en relation étroite avec le rapport
des poids des constituants.
Chimie organique.
MM. R. Goutarel, J. Wohlfahrt, F. Percheron et M.-'M. Ja-
not ont été conduits par leurs recherches, à adopter une formule
de constitution nouvelle pour Ylbogamine et l’ont comparée à
celles de l’Ibogaïne, de la Tabernanthine et de l’Iboluteïne, autres
alcaloïdes de l’Iboga.
MM. R. Vieillefosse, H. P. Vayson de Pradenne et G. F. Cos-
terousse ont préparé des alkyl-oxy-éthyl uréthanes en vue de
leur utilisation comme anesthésiques.
MM. L. O. BejaR) R. Goutarel, A. le Hir et M.-M. Janot, dans
une note sur la Geissospermine, ont précisé la formule brute de
cet alcaloïde et donné les premiers détails de sa structure.
MM. J. Delga et R. Boulu ont préparé l’acide palmitylascor-
bique utilisé comme conservateur des graisses alimentaires. Ils
ont donné ses principales propriétés.
Cytologie.
M. G. Deysson a présenté quatre communications relatives à
des recherches effectuées en collaboration avec M. R. Truhaut
sur l 'activité antimitotique dans la série des uréthanes. Les
auteurs ont étudié l’effet de multiples modifications de la molé¬
cule sur la mitose des végétaux supérieurs.
Dans un travail intitulé « Quelques aspects cytochimiques des
granulocytes basophiles du sang de l’homme, et du lapin », M. et
M" ,c M. Piette ont comparé la coloration de ces éléments figurés.
Ils pensent que leur comportement différent est en rapport avec
l’existence d’héparines variables selon les espèces animales.
Hydrologie.
M m “ L. BLANQUEf et M. A. Morette ont examiné la « composi¬
tion des eaux et des gaz spontanés de quelques sources thermo¬
minérales de Haïti ». Une seule eau présente un intérêt thérapeu¬
tique. Sa teneur en hydrogène sulfuré la situe entre les eaux de
Challes et d’Enghien.
M. A. Morette; s’est préoccupé « De l’influence possible du dé¬
veloppement des fumures artificielles sur la minéralisation des
eaux souterraines » et a montré qu’on peut redouter une certaine
pollution des eaux par les engrais.
Matière médicale.
M. R. Paris a étudié avec M""' Moysè les meilleurs moyens de
«caractérisation du Cath ou thé des Abyssins, drogue récem¬
ment inscrite au tableau B ».
— 24 —
Avec J. G. Denis, il a montré .qu’il est possible, à l’aide de réac-'
tions colorées et de spectrophotométrie, de déceler le remplace¬
ment des variétés officinales de Drosera par des drogues exotiques
plus ou moins riches en dérivés quinoniques.
Avec J. L. Bonnet, il a utilisé la chromatographie sur papier
pour analyser la composition d’une centaine d’espèces de cham¬
pignons récoltés dans la région parisienne.
En collaboration' avec R. Goutarel, il a étudié la composition
de trois espèces d ’Alchornea africains (Euphorbiacées). L’une
contient de la yohimbine, ce qui explique les propriétés aphrodi¬
siaques attribuées à la drogue.
M. G. Dillemann a présenté avec R. Paris une note intitulée
« Essai du Rauwolfia vomitoria Afz. et de quelques espèces afri¬
caines voisines» . L’examen microscopique de la structure des
racines ou la comparaison des ionogrammes de leurs alcaloïdes
permettent de distinguer R. vomitoria ; par contre R. caffra et
R. inebrians paraissent être deux espèces identiques.
Avec R. Paris et P. ChaumelLe il a montré que l’étude anato¬
mique des racines ne suffit pas à identifier le Rauwolfia macro-
phylla. Par contre, l’électrophorèse sur papier de ses alcaloïdes
permet de le distinguer aisément des autres espèces africaines
de grande taille.
Pharmacodynamie — Physiologie.
De toutes les disciplines, la Pharmacodynamie est celle qui
nous a valu le plus grand nombre de communications.
Elle a été particulièrement animée par le regretté professeur
R. Charonnat qui nous a fréquemment apporté le fruit des re¬
cherches qu’il effectuait avec ses collaborateurs. Dans une pre¬
mière note présentée par P. Léchât et intitulée : « Les résultats
de la mesure de l’anesthésie cornéenne en fonction des caracté¬
ristiques de l’excitation mécanique utilisée », il a d’abord précisé
l’importance de la force et de la fréquence' de la percussion pour
la mesure du phénomène.
Puis, avec P. Léchât encore, il a montré le rôle antagoniste de
l’eau (« Recherches expérimentales sur l’antianesthésie dans
l’anesthésie cornéenne du lapin ») et du rouge de ruthénium
dans l’anesthésie cornéenne (« Recherches sur la nature chimique
des récepteurs qui déclenchent l’anesthésie de la cornée du la¬
pin »). Cette dernière observation l’incitait à penser que les ré¬
cepteurs qui sont à l’origine de l’anesthésie pourraient être de
nature uronique.
A la suite de résultats quelque peu divergents de M. Quevau-
viller et M“ e Garcet il revenait, encore avec P. Léchât dans une
communication intitulée « Nouvelles recherches expérimentales
sur l’antianesthésie dans l’anesthésie cornéenne du lapin » sur
l’antianesthésie qui, à son avis, ne saurait être contestée.
M. A. Quevauviller el M"' C. Bathellier ont montré que le
phénomène de rappel de l’anesthésie locale a, au moins en partie,
une origine périphérique («Le phénomène de rappel de l’anes¬
thésie locale peut être mis en évidence, à la périphérie, sur te
nerf isolé »).
J’ai parlé plus haut de la communication intitulée « Sur une
substance anti-ulcéreuse extraite de l’urine de jument gravide »
présentée par M. P. Coirre et illustrée d’un film.
Quelles que soient les précautions que l’on prenne avant et
pendant sa préparation, c’est par l’essai d’innocuité globale du
produit terminé que la toxicité d’un médicament peut être par¬
faitement établie. Telles sont les conclusions d’une note de M lle M.
Th. Regnier présentée par M. R. Fabre («Essai d’innocuité glo¬
bale des médicaments »).
MM. Y. Cohen et C. G. Schmiterlôw ont étudié, par la méthode
des autoradiographies, l’élimination et la répartition dans les
tissus de la souris d’un antiépileptique marqué (« Application
de Vautoradiographie à l’étude cinétique de la fixation élective
d’une substance médicamenteuse »).
M. Lecoq a présenté, en son nom et au nom de P. Chauchard
et M"" H. Mazoué, une communication sur 1 '« Application de. la
chronaximétrie vésiculaire à l’étude des cholérétiques et des cho-
lagogues ». La détermination de la chronaxie vésiculaire pra¬
tiquée in situ chez le cobaye permet la discrimination des pro¬
priétés cholérétiques et cholagogues des drogues.
M. A. Quevauviller et M"° O. Blanpin ont comparé Y« Action
pharmacodynamique des alcaloïdes du Voacanga africana ».
La Voacamine est un cardiotonique mineur doué de propriétés
parasympathomimétiques et sympatholytiques. La voacorine a
un effet cardiotonique nettement plus marqué et présente des pro¬
priétés parasympatholytiques et sympatholytiques.
M. G. Valette a présenté un travail effectué en collaboration
avec M. Huerre « Sur quelques lests pharmacologiques utilisa¬
bles pour l’appréciation du pouvoir de pénétration des différents
véhicules à travers la peau ».
En utilisant des substances dont l’effet pharmacologique est
bien caractérisé (cardiazol, ésérine, testostérone), on peut pré¬
parer, à l’aide d’excipients variés, des pommades qui, appliquées
sur la peau de la souris, du rat ou du poussin, provoquent des
réactions dont l’intensité permet d’apprécier l’action plus ou
moins favorisante du véhicule sur la pénétration transcutanée.
MM. G. Valette et J. Etcheverry ont comparé, par la techni¬
que d’AMOUR et Smith, l’action analgésique de la morphine et de
certains de ses dérivés appliqués sur la peau en solution dans
le p-cymène.
Physique.
M. Guillot a présenté de M. Laroche une communication sur
le sujet suivant : « Essais de reproduction des anomalies de la
26 —
vision des couleurs à l’aide de filtres colorés chez les sujets nor¬
maux. Application à la correction des anomalies chez les i anor¬
maux ».
A l’aide de verres colorés du type « écran Wratten » on peut
corriger parfois la vue de certains sujets inaptes à des examens
de laboratoire basés sur une discrimination des couleurs.
Toxicologie.
On sait que M. R. Truhaut participe activement aux travaux
des organismes internationaux qui s’occupent de problèmes de
Toxicologie. Il nous a indiqué les conclusions des experts dans
une communication intitulée : « L’incorporation volontaire ou
fortuite de substances étrangères aux aliments. Commentaires sur
les résolutions récentes de groupes d’experts internationaux. I.
Substances ajoutées intentionnellement».
M. A. Morette, frappé par le fait qu’un élément relativement
toxique, le vanadium, se trouve en proportion notable dans les
dérivés du pétrole, l’a recherché dans les poussières de l’atmo¬
sphère parisienne et dans l’eau de Seine. Les quantités trouvées
sont importantes et montrent qu’il y a là un facteur de pollution
de l’atmosphère. («Sur la teneur en vanadium des poussières de
l’atmosphère parisienne et de Veau de Seine »).
Trois communications ont été présentées par M. R. Fabre.
L’une de MM. V. Brustier et G. Pitet : « Application de l’en¬
traînement de l’arsenic par lè soufre naissant à son dosage dans
divers liquides et produits'biologiques ».
La méthode décrite, applicable à tout produit chimique phar¬
maceutique ou biologique susceptible d’être mis en solution
aqueuse, permet d’éviter la minéralisation et peut se contrôler
dans chacune de ses phases.
L’autre, de F. Gaujolee/M 11 " D. Meynier et M. Amin : « Toxi¬
cité de l’aldéhyde o-protocatéchique » précise les doses léthales
et certains effets physiologiques de ce corps. Les dérivés méthylés
ou éthylés sont beaucoup moins toxiques.
La troisième, de J. Yonger : « Recherche des barbituriques
dans les urines ».
L’auteur extrait le toxique par l’éther à l’aide de l’appareillage
proposé par F. Jayle pour le dosage des phénolstéroïdes uri¬
naires.
A sept reprises, l’Académie s’est réunie en Comité secret, '■■■
Elle a examiné des demandes d’autorisation de pratiquer des
analyses médicales et d’exonération de la réglementation des sub¬
stances vénéneuses. Son avis motivé a été, chaque fois, transmis
au Ministère de la Santé Publique.
Un projet de loi relatif à la réglementation de l’exercice de la
Pharmacie a été discuté. Deux vœux ont été adressés au Minis¬
tre de la Santé Publique, l’un pour demander que l’Académie soit
consultée sur tout projet de loi analogue et l’autre pour protester
contre le transfert éventuel du Laboratoire National de Contrôle
des Médicaments en province.
Enfin les statuts d’un prix annuel de 200.1100 Fr institué par
le Syndicat Général de la Réglementation ont été acceptés. Ce
prix sera décerné pour la première fois par l’Académie en 1958.
Mes chers Collègues, arrivé au terme de ma mission, je tiens à
vous exprimer mes vifs remerciements pour avoir songé à me la
confier. C’est un honneur auquel celui qui apporte à vos travaux
une collaboration bien trop souvent tacite se devait d’être parti¬
culièrement sensible.
Tout au long de l’année, vous avez prouvé par vos activités
éminemment variées, par vos publications de qualité, que notre
Académie est un conseiller pour le gouvernement, un guide pour
notre profession, une tribune où se discutent les multiples aspects
de la Pharmacie.
L’assiduité et l’attention de nos membres, les honneurs et les
distinctions qu’ils reçoivent en France et dans le monde entier
me paraissent être, en vérité, les preuves concrètes de l’autorité
de notre Compagnie.
Puisque nous sommes à la période des vœux, laissez-moi main¬
tenant souhaiter que la nouvelle année soit douce pour nos collè¬
gues et brillante pour notre activité. La tâche de celui qui va
maintenant prendre ma place en sera peut-être alourdie. Mais je
ne redoute pas le travail pour mon ami Maurice Vigneron, car
je connais son enthousiasme et son dynamisme.
28 —
Allocution de M. M. Mascré,
Président sortant.
Mes chers Collègues,
Vos suffrages m’ont porté à la Vice-Présidence de l’Académie en
1956. Les circonstances m’ont amené à occuper aussitôt le fau¬
teuil présidentiel. C’est après deux ans d’exercice, à quelques
séances près, que je vais le quitter. Je n’abordais pas la prési¬
dence sans quëlque appréhension. Je me suis rendu compte, très
vite, qu’elle était plus facile à exercer que je ne craignais, grâce
à la sagesse de l’assemblée et à l’attention qu’elle apporte à écou¬
ter les communications qui lui sont présentées. J’ai bien été par¬
fois plus ou moins embarrassé ; notre Secrétaire général, avec
une complaisance dont je lui suis reconnaissant, m’a guidé de
son expérience.
Vous venez d’entendre le rapport dans lequel notre Secrétaire
annuel, après avoir évoqué nos deuils, salué les membres nou¬
veaux, énuméré les distinctions dont plusieurs d’entre nous ont
été l’objet, a passé en revuejes communications entendues. Elles
sont nombreuses et de qualité ; on ne peut manquer d’être frappé
par leur diversité ; il n’est guère de discipline scientifique qui
n’ait été mise à contribution pour résoudrq les problèmes variés
qui intéressent la Pharmacologie proprement dite et aussi les di- .
vers domaines dans lesquels s’exerce l’activité du Pharmacien.
Et je voudrais, à ce propos, tenter de faire un rapide tour d’hori¬
zon pharmaceutique.
La très grande majorité de nos confrères tient officine. Leur
valeur et leur rôle sont trop souvent méconnus par le public, qui
ne veut voir en eux que des distributeurs de médicaments. Il
ignore le rôle de conseiller de son pharmacien, qu’il consulte
pourtant souvent ; il ignore que celui-ci doit vérifier les pres-„
criptions, qu’il est personnellement responsable des erreurs. Une
personnalité spécialement autorisée de par ses fonctions écrivait,
tout récemment : «Le pharmacien (doit) trouver rapidement la
solution aux problèmes que lui pose à tout moment la pratique
de l’officine dans le domaine très compliqué et parfois confus
d’une réglementation envahissante ».
A l’exercice de la pharmacie d’officine, le Pharmacien joint
souvent d’autres activités, parfois se consacre exclusivement à L;
celles-ci : vente d’appareils d’Optique et d’Acoustique, labora¬
toire d’analyses biologiques (chimiques, bactériologiques, sérolo¬
giques, hématologiques), Phytopharmacie... Un groupement cor-
— 29 —
poratif créé il y a quelques années envisage pour le Pharmacien
le rôle de conseiller en agronomie et en zootechnie. Et il n’est
pas du tout excessif de considérer que les produits de beauté, qui
sont produits d’hygiène, seraient avantageusement soumis à un
contrôle que pourraient assurer les laboratoires pharmaceuti-
. ques.
Enfin, il appartient encore au Pharmacien de réaliser des médi¬
caments nouveaux. On sait quel travail considérable cela repré¬
sente : invention, préparation, essais de pureté et d’activité du
produit, complétés en dernier lieu par l’essai clinique. Se pose
ensuite le problème de la fabrication industrielle, qui n’est pas
le plus facile à résoudre. A côté des inventeurs, des chercheurs
de laboratoire, l’industrie a besoin encore d’un cadre de techni¬
ciens pour surveiller la fabrication et pour contrôler le produit
fini.
Je ne fais que citer, pour mémoire, les Pharmaciens hospita¬
liers et les Universitaires.
Ainsi, bien des carrières, en dehors de l’officine, s’offrent aux
jeunes pharmaciens. Il les y faut préparer. Gela pose le pro¬
blème de l’enseignement pharmaceutique.
Le premier point à envisager est l’inévitable surcharge des
programmes, qui rend très lourde la tâche de nos étudiants. C’est
que nos cours doivent intégrer les progrès scientifiques, enre¬
gistrer les découvertes nouvelles. On dit parfois qu’il serait pos¬
sible de supprimer de nos enseignements des notions anciennes,
périmées. Cela ne se peut faire que dans une faible mesure Parce
que des heures doivent être consacrées à l’étude des antihistami¬
niques et des antibiotiques, à la complexométrie, on ne peut écar¬
ter entièrement des cours l’étude du formol, de l’eau oxygénée, du
glycérol, ni celle des dosages pondéi-aux classiques des sulfates
et des chlorures. Une refonte des programmes est à l’étude ; nul
ne saurait dire quand ce travail difficile sera achevé. Mais, si les
quatre années normales de Faculté suffisent à qui veut exercer
la Pharmacie d’officine, des études complémentaires sont encore
indispensables à qui veut se spécialiser dans l’un ou l’autre des
. domaines que je citais tout à l’heure. C’est la raison d’être des
études complémentaires que sanctionnent des certificats de plus
en plus nombreux. A leur préparation, nombreux sont les étu¬
diants qui consacrent une, voire deux années d’études, après
l’acquisition du diplôme.
Il est évident que, dans ces conditions, la tâche du personnel
enseignant, comme celle des étudiants, devient de plus en plus
lourde et l’on doit noter au passage qu’à l’enseignement à la Fa¬
culté s’ajoutent des missions à l’étranger.
Il faut encore penser aux difficultés matérielles que posent les
locaux, le matériel, les crédits.
Notre Faculté, sous ce rapport, n’est pas la plus défavorisée.
Une direction, une « gérance » active, énergique, infatigable, a
permis : l’installation d’amphithéâtres où la totalité des étu-
— 30 —
diants peut trouver place, et grâce auxquels divers cours ont pu
être heureusement dédoublés, — l’amélioration de divers labora¬
toires, — une augmentation numérique sensible du personnel
enseignant. A l’insuffisance des crédits, suppléent, pour une part
substantielle, les contributions volontaires de divers laboratoires.
De sorte que l’on peut considérer, sinon avec une entière sa- ■
tisfaction, du moins sans trop de pessimisme, l’organisation de
notre enseignement.
Malheureusement, l’optimisme n’est plus de mise quand on
considère les situations professionnelles. Le corps pharmaceuti¬
que n’a pas la cote d’amour auprès des pouvoirs publics. II faut
lutteur pour obtenir le droit de vendre appareils d’optique et
d’acoustique, et la lutte n’est pas terminée. Notre ancienne pré¬
éminence dans l’exercice du Laboratoire, âprement combattue,
ëst plus que menacée ; on conteste au Pharmacien le droit de
diriger un laboratoire, le reléguant au rôle d’un technicien, tech¬
nicien supérieur peut-être, mais soumis à une direction non phar¬
maceutique. D’ailleurs, il est remarquable que nos certificats por¬
tent le qualificatif de « techniques ». On impose aux seuls médi¬
caments, en période de hausse généralisée, une baisse autoritaire.
L’industrie pharmaceutique était autrefois au deuxième rang
des industries exportatrices ; elle occupe maintenant le treizième
ou le quatorzième...
Le tableau est sombre. Et la Pharmacie est contrainte à une
énergique défense. Quel peut être, dans cette lutte, le rôle de
notre Académie ? Il ne saurait se confondre avec celui de l’Ordre,
moins encore avec celui des Syndicats. L’Académie est le con¬
seiller de la Santé publique pour certaines questions ; elle est
parfois consultée. Le rôle essentiel qui lui convient consiste, par
ses travaux, à illustrer la Pharmacie ; c’est par là qu’elle peut
utilement contribuer à la défendre, en maintenant son prestige
scientifique et son autorité intellectuelle et morale. Je ne doute
pas qu’elle continue à le faire. Ce n’est pas un vœu que j’émets ;
c’est une certitude que j’exprime.
Mes chers Collègues, je vais dans un instant quitter la prési¬
dence que vous m’aviez confiée et dont j’apprécie tout l’honneur.
J’invite notre Collègue Lecoq à prendre la présidence, le Profes¬
seur Launoy à occuper le fauteuil du Vice-Président, M. Vigne¬
ron à prendre la plume du Secrétaire annuel.
Et, en terminant, j’adresse au Corps pharmaceutique tout en¬
tier mes vœux pour la sauvegarde, je ne dirai pas de ses privi¬
lèges, mais de ses prérogatives menacées.
— 31
Allocution de M. R. Lecoq,
Président pour 1958.
Mes chers Collègues,
Appelé par vos suffrages à la présidence de cette Académie, il
m’est agréable de vous remercier du grand honneur que vous me
faites et dont j’apprécie toute la valeur. Je ferai de mon mieux
pour suivre la tradition des anciens présidents et, mon prédéces¬
seur le professeur Mascré — dont depuis longtemps j’apprécie la
franchise et la droiture — m’ayant quelquefois déjà prié de
prendre sa place, j’espère ne pas m’en montrer trop indigne. J’au¬
rai d’ailleurs, près de moi, pour me conseiller, la voix autorisée
de notre dévoué Secrétaire général, dont la compétence (même
loin au delà de nos frontières) est indiscutée. Et je sais que je
puis aussi compter sur notre nouveau Vice-Président et mon com¬
patriote, le professeur Launoy.
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
La tradition veut que le Président traite devant vous, chaque
année, une question d’actualité ; tenant compte de mes goûts per¬
sonnels, j’ai, choisi, comme sujet : « Ln Biologie et le Pharma¬
cien ».
Dénonçant, en 1939, le danger que présenterait pour la profes¬
sion une limitation du nombre des étudiants en pharmacie,
j’écrivais dans le Bulletin des Sciences Pharmacologiques : « Le
malthusianisme pharmaceutique actuellement préconisé risque
rapidement de nous mettre en état d’infériorité vis-à-vis des
autres diplômés.
....Il faut que les étudiants apprennent à diriger leurs regards
hors de l’officine... La qualité de notre diplôme est un atout cer¬
tain et il faut en proclamer la valeur ». Dans un autre para¬
graphe, je précisais : « ...sans doute, le médecin est autorisé à
faire du laboratoire ; mais est-ce à dire qu’il est supérieur au
pharmacien ? Pour lutter contre la pléthore médicale actuelle,
les Maîtres de la Médecine réussissent à assurer à leurs élèves,
des places qui devraient nous revenir ; ne les blâmons pas, mais
sachons profiter de l’exemple ». L’article qui intéressait au pre¬
mier chef l’avenir de la profession ne fut nulle part reproduit et
nulle part commenté.
Et, le malthusianisme que j’avais dénoncé, plus strictement
appliqué, continua son œuvre néfaste : l’examen de validation de
— 32 —
stage se hérissa de difficultés pour former barrage (50 p. 100' des
candidats étaient à peu près systématiquement éliminés) et l’on
vit ainsi ces dernières années, le nombre de nouveaux pharma¬
ciens diplômés, progressivement diminuer.
Le développement des « spécialités » tend à faire, de plus en
plus, du pharmacien d’officine un distributeur de médicaments.
Si c’est là toute son ambition, mieux vaut en réduire le nombre
et MM. Laroque et Gazier peuvent sonner le glas d’une profes¬
sion qui s’éteint.
Mais le pharmacien, est, nous le savons, apte à faire bien
d’autres choses ; c’est, nous le développerons plus loin, un tech¬
nicien dont la culture générale lui permet d’aborder la plupart
des problèmes industriels.... Alors, pourquoi vouloir transformer
en concours les examens qu’il subit ? Pourquoi rebuter chaque
année tant d’étudiants, alors que l’Industrie manque partout de
chefs de laboratoire qualifiés ?
En nombre volontairement limité, les pharmaciens sont aujour¬
d’hui devenus une force qu’on néglige ; les laboratoires des
hôpitaux leur échappent. Déjà ceux qui veulent faire une carrière
honorable dans la recherche ou le professorat, au lieu de renfor¬
cer leur diplôme de pharmacien d’un doctorat ès Sciences, le
doublent plus volontiers d’un doctorat en Médecine.
Plus d’un d’entre nous est déjà passé sur les bancs de la
Faculté de Médecine, et je sais personnellement qu’il n’y a,
dans ce fait, aucun mal. L’imprégnation pharmaceutique est si
forte que celui qui totaliser les deux diplômes reste d’ordinaire,
dans sa manière de voir les choses et de les interpréter, avant
tout un pharmacien. Mais nous aurions tort de feriper les yeux
sur l’évolution envahissante de la Médecine ; si nous n’y pre¬
nons garde, la Pharmacie risque de devenir une spécialité annexe
de celle-ci, son enseignement se trouvant réduit à une simple
chaire de la Faculté de Médecine comme notre Doyen a pu le
voir, dans un proche pays, au cours de ses récentes pérégrina¬
tions.
Est-ce cela que nous souhaitons '? Les efforts de notre Doyen
courant le monde, un bâton de pèlerin à la main, pour dire aux
quatre coins de la terre ce qui se fait à Paris, la valeur de l’en¬
seignement qu’y dispensent des Maîtres émérites dans de nom¬
breuses disciplines, prouvent bien qu’il n’en est rien. N’est-ce
pas ce qui nous guette cependant, si, inconscients du danger,
nous ne nous réveillons pas de notre léthargie, de notre léthargie
coupable.
La Biologie ne fut longtemps qu’une science n’osant pas dire
son nom, parce qu’elle les englobe toutes pour en faire la syn¬
thèse et qu’elle a peur qu’on la jalouse. Science de In Vie , la Bio¬
logie n’a proprement pas de limites ; elle comprend tout ce qui
- 33 —
est organisé, tout ce qui est vivant (plantes, bactéries, animaux),
et essaie d’en dégager les vues générales et les lois qui régissent
leur comportement. Chimie, Botanique, Sciences naturelles, Phar¬
macodynamie, Physiologie, Physique, Mathématiques, se mettent
au service de la Biologie. Si complexe, si générale, si vaste, elle
n’a pris naissance qu’après toutes les autres, et peu à peu, s’en
est dégagée pour mieux les dominer.
Par nature, le pharmacien a le goût de la Biologie. Je ne parle
que pour mémoire du bon vieil ouvrage d’YvoN, dont je fis pen¬
dant mon stage un fidèle campagnon. Par la suite, j’en donnai
maintes preuves. Lorsque je voulus faire ma thèse de' Doctorat
en Pharmacie, le professeur Perrot m’aiguilla vers la famille
des Méliacées. Et, à sa grande surprise, je choisis l’étude des
graines oléagineuses et leur utilisation en savonnerie, espérant
mettre en œuvre la méthode de préparation que mon bon maître
François, pharmacien en chef des Enfants-Malades, venait d’ap¬
pliquer à l’huile de coco. Hélas ! La méthode, excellente pour
l’huile de coco, ne convenait nullement aux autres huiles et je
dus formuler les lois de la savonnerie, qui devinrent le sujet
principal de ma thèse, l’application aux huiles de Méliacées pas¬
sant au second plan. Malgré moi, je faisais déjà de la Biologie...
Ce qui valut à cette œuvre hybride, ni chimie pure ni sciences
naturelles vraies, de n’obtenir qu’un second prix de thèse à notre
Société, qui n’était pas encore Académie.
A propos de cette thèse, je ne résiste pas (et je m’en excuse)
au plaisir de vous conter une anecdote. Mes premières pages de
rédaction soumises au professeur Perrot, furent passées par lui
au crible de la critique, et pour conclure, se voulant acerbe, il
me lança : « Mon pauvre ami, vous écrivez comme Bourquelot ».
Bien que formulée de façon inattendue, la leçon me profita, et,
par la suite, je n’entendis plus jamais d’autres reproches.
A ceux qui n’ont pas fréquenté « l’Ecole » avant 1914, je rap¬
pellerai qu’alors les professeurs se divisaient en deux clans enne¬
mis dont les chefs étaient Perrot et Bourquelot. Ces antago¬
nismes (que nous retrouvions tout aussi violents en politique et
dont l’écho retentissait jusque dans les leçons inaugurales), ces
antagonismes, dis-je, ne manquaient pas d’être, au fond, bien
sympathiques... Et c’est sans doute une des raisons qui ont fait
baptiser ce temps.... la belle époque !
Qu’on en juge. Ma thèse soutenue, Bourquelot me pria de
passer le voir et nie dit tout à trac : « J’ai lu votre travail ; je
vous en fais tous mes compliments. Chaque fois que vous aurez
besoin de moi, n’hésitez pas à me mettre à contribution ». Il
tint parole et bien avant que l’union ne fit de tous les professeurs
un seul groupe (trop cohérent peut-être), j’englobai dans une
même admiration l’activité constructive du professeur Perrot,
qui sut rendre si vivante et si efficace sa « Pharmacognosie »
voyageuse, et les patientes recherches du professeur Bourquei.ot,
dont il tira, en guise de conclusion, une magnifique conférence
sur « La réversibilité des diastases ». Ah 1 La belle et bonne
leçon de Biologie... qui me servit, par la suite, de guide précieux,
dans l’interprétation de résultats paradoxaux.
Pendant la guerre de 1914-1918, je fus affecté à un laboratoire
de région, accolé à un hôpital d’urologie. Les analyses d’urines,
les recherches de gonocoques y voisinaient avec les analyses ali¬
mentaires : de sardines, de vin, d’eaux, les expertises de tissus,
voire certaines recherches toxicologiques. Ce kaléidoscope d’ana¬
lyses ou du moins son rapport annuel eut la surprise d’être porté
à l’ordre du jour du Palais-Bourbon, nos honorables voulant se
faire une opinion sur l’utilité de telles formations. La nôtre,
dirigée par ïe professeur Lutz, le fut ensuite par notre collègue
Leprincf,, est-il besoin de dire que la Biologie y régnait en maî¬
tresse '?
Science protéiforme, la Biologie emprunte bien des aspects.
Plus tard, je pus, sous la direction de Madame Lucie Raxdoin,
en découvrir quelques-uns dans son laboratoire de l'Institut
d’Hygiène alimentaire, où je fis un stage bénévole de 4 années,
étudiant, sur les animaux, l’action des carences, des déséquilibres
nutritifs et des vitamines. Les travaux qui en découlèrent par la
suite, où je montrai le retentissement de la rapidité de l’utilisa¬
tion des aliments par l’intestin sur les .besoins quantitatifs de
vitamine B, furent facilités* dans le cas des lipides, par les con¬
naissances que j’avais acquises... en faisant des savons !
La Recherche est devenue depuis, pour beaucoup, un emploi
payé, mal payé disent les titulaires des places créées à cet effet,
mais je puis vous garantir que les années que j’y ai consacrées
furent des années de vaches maigres... et cependant, je ne les
regrette pas ! Rien de plus passionnant que ces recherches nutri¬
tionnelles poursuivies sur le pigeon, le rat ou le cobaye. Les
vitamines n’étaient alors guère plus qu’un mot nouveau dont il
fallait tenter de découvrir le secret, secret que vous ne livriez —
ô mystérieuses vitamines — que très lentement et très uarcirimB
nieusement. Mais avec quel enthousiasme nous pénétrions dans
cette forêt de Brocéliande et quelle joie, au bout de quelques
années, de constater le chemin parcouru et les progrès réalisés.,
Animaux, pauvres animaux, trop souvent nous avons recours
à vous, et cependant vous léchez d’une langue amicale, la main
qui — vous le savez — se prépare à vous faire souffrir. Repro¬
duite sur vous, la maladie ne sera plus une énigme ; le méca¬
nisme de son étiologie, enfin connu, permettra de trouver le
remède qui protégera la vie, la sauvera peut-être, aux petits des
hommes dont la souffrance est semblable à la vôtre.
Pour arriver à de tels résultats, que de travaux et d’efforts sont
nécessaires : connaître la composition intime de chacun des cons-
— 35 —
tituants entrant dans le régime, savoir les associer et les admi¬
nistrer, rechercher et dépister ensuite les manifestations d’une
carence ou d’un déséquilibre, déterminer dans le sang, dans les
tissus, dans les urines et même dans les fèces, les perturbations
métaboliques qui en découlent, y ajouter des déterminations phy¬
siques (et particulièrement celle de la chronaxie), finalement
établir que toutes les perturbations observées cèdent à l’adjonc¬
tion de la vitamine spécifique ou à la correction du déséquilibre.
Désireux de continuer plus tranquillement les travaux com¬
mencés — qui aboutirent depuis à une connaissance meilleure
des vitamines du complexe B, plus spécialement du rôle du couple
nicotinamidè-adénine dans le métabolisme de l’alcool, et de la
vitamine B 4 dans la protection leucocytaire — j’eus fort heureu¬
sement la possibilité d’obtenir (contre 30 concurrents) le double
poste de Pharmacien en chef et de Directeur du Laboratoire d’Ana-
lyses médicalès du Centre Hospitalier de Saint-Germain-en-Laye.
A cette époque, le pharmacien était encore considéré comme
pouvant tenir à l’égal du médecin les postes de Biologistes ; ce
n’était que simple justice. Guiart et Grimbert, dans la préface
de leur ouvrage intitulé Diagnostic, écrivaient : « Par l’orienta¬
tion de ses études, le pharmacien est tout désigné pour les mani¬
pulations précises de laboratoire. C’est à lui qu’il faudra tou¬
jours avoir recours, en dernier appel, pour les questions de
chimie pathologique, plus délicates qu’on ne le croit générale¬
ment, car, il faut bien le dire, il n’existe pas en chimie de procé¬
dés cliniques. Ceux qu’on désigne sous ce nom sont d’une telle
insuffisance qu’on ne peut leur accorder qu’une confiance des
plus limitées ».
Ce qui était alors constaté est encore vrai et j’imagine entendre
la voix bourrue et bougonne de l’excellent professeur Grimbert
apprenant outre-tombe la surprenante nouvelle de l’éviction sys¬
tématique des pharmaciens de la direction des Laboratoires
d’Hôpitaux : « Ma parole ! ils sont fous ! Laissez-moi faire,
j’arrangerai ça ». Malheureusement, il n’est plus là et ne peut
plus rien arranger.
Le pharmacien a-t-il démérité ? Nullement. Sa formation com¬
porte de longues années d’études qui englobent, nous l’avons vu,
toutes les Sciences sur lesquelles s’appuie la Biologie, et la Bio¬
logie elle-même ; et toutes ces années comportent des travaux
pratiques qui l’habituent aux manipulations, lui font comprendre
l’importance de tout ce qui conditionne un dosage : filtration ou
centrifugation, mesure précise de l’échantillon ou pesée rigou¬
reuse, rapidité de l’exécution, mais respect des temps de réac¬
tions, lecture des virages, appréciation colorimétrique ou pho-
tocolorimétrique de substances par comparaison à des étalons,
séparations d’éléments proches par électrophorèse, calculs,
etc... 11 a, de même, étudié longuement les principes qui régissent
la sérologie, le rôle des microbes dans les maladies, et a ensuite
— 36 —
appris à faire correctement l’application de ces connaissances.
La médaille d’argent, qui commémore mon premier prix de Micro¬
biologie, montre que, bien avant la création des certificats spé-'
cialisés, cet enseignement n’était pas un vain mot.
Aux heures libres du stage, je bondissais déjà au Laboratoire
de l’Hôpital d’Orléans, dirigé avec un particulier éclat par son
Pharmacien-Chef, Cqchinal. Quand, plus tard je fus admis à
figurer sur la liste d’aptitude au professorat, j’ai demandé à y
être inscrit sous la discipline biologique (alors et sans doute
encore non admise). A l’Hôpital de Saint-Germain, je trouvais
enfin la possibilité de poursuivre une tâche.où la Biologie tient
chaque jour üne large place.
« Si le pharmacien veut demeurer le Collaborateur utile et
éclairé du médecin, écrivaient toujours Guiart et Grimbeut, il
lui faudra se tenir au courant des travaux accomplis ». Cette
connaissance d’une science en perpétuelle évolution est précisé¬
ment ce qui fait le principal attrait de la Biologie. Plus que toutes
les autres Sciences, la Biologie est « femme », et c’est pourquoi
ses servants doivent tous les jours la reconquérir....
Ah ! Le merveilleux Champ de travail que fournit l’hôpital et
comme il conduit spécialement à la Recherche, éclairé qu’il est
par une continuelle liaison entre le malade et le laboratoire.
Chaque étape de la maladie, chaque pas fait dans le chemin de
la guérison, transparaît dans ce que nos pères appelaient les
humeurs, analysées chaque jour avec l’espoir d’en percer le
secret. Entre le Médecin qui-soigne et le Biologiste qui lui apporte
le résultat de ses dosages s’établit une bénéfique et précieuse col¬
laboration.
Quoi qu’en ait pu penser le professeur Polonovski (qui ne
manquait pas de me dire lorsque je le voyais : « Toute votre vie
vous avez fait de la Médecine, mais vous la faites bien et je vous
en félicite »), la Biologie, pas plus que la Recherche scientifique
et médicale, ii’éSt du domaine strict du Médecin. Avec une singu¬
lière acuité, Alain note dans ses Propos : « La Médecine, sem¬
blable en cela à la Politique, ne peut avancer que par les travaux
de ceux qui ne la pratiquent point ».
Mais, puisque parlant du pharmacien d’hôpital, je viens de
laisser entendre qu’il est, plus qu’aucun autre, apte à la Recher¬
che scientifique et médicale, qu’il me soit permis d’ajouter pour
préciser ma pensée, que souvent le travail artisanal l’emporte sur
la recherche organisée en équipes, qui coûte toujours plus cher
et donne dans de très vastes instituts de bien maigres fruits.
« On oublie trop, écrivait Lerîche, que nos plus grands progrès
ont été dus à des hommes qui ne faisaient équipes qu’avec eux-
mêmes », et Georges Duhamel : « Je demeure convaincu que
— 37 —
l’équipe exemplaire, l’équipe du monde futur, n’est, malgré tout,
composée que d’individus et que l’individu génial y conserve le
rôle déterminant ».
Il est temps que je m’arrête car le génie reste l’apanage de
rares hommes d’élite. J’ai seulement voulu essayer de vous con¬
vaincre (si vous ne l’étiez déjà), que, par ses dispositions naturel¬
les, par ses études, par les recherches qu’il est appelé à entre¬
prendre, le Pharmacien est apte à faire un excellent Biologiste.
Si cette ’« vérité » n’est pas seulement la mienne, mais aussi la
vôtre, rien n’est encore perdu ; car la vérité ne fait pas que des
martyrs, elle conduit aussi à la vietoire. Retenons ce précepte
de Sainte-Beuve, inspiré du grand Arnaud : « Quand il ne
s’agira que de vos intérêts, cédez à plus puissant que vous, mais
quand il s’agira de la vérité, combattez jusqu’à la mort ».
-- 38
GUSTAVE PATEIN
(1857- 1928).
par M. R. Weitz.
M. le Secrétaire général et cher Doyen,
C’est certainement le fait d’avoir été pendant trois ans interne
à l’hôpital Lariboisière et l’un des collaborateurs de Gustave
Patein qui m’a valu d’être désigné par vous pour évoquer, en
cette séance annuelle, le souvenir et les travaux de ce savant.
Permettez-moi de vous remercier de l’honneur que vous m’avez
fait en me choisissant pour prendre la parole devant un auditoire
aussi distingué et nombreux que celui qui se presse aujourd’hui
dans cette salle historique.
Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,
Il y a trente ans, le 12 janvier 1928, disparaissait un ancien
Président de notre Compagnie, une des figures les plus mar¬
quantes parmi les pharmaciens du début de ce siècle.
Né à Vincennes le 4 février 1857, voici donc un peu plus de
cent ans, Gustave-Constant Patein était le fils d’un modeste fonc¬
tionnaire, Pierre-Jacques-Augustin Patein, et de son épouse née
Jeanne-Constance Vouillot. Nous ne connaissons rien de ses pre¬
mières années, mais par contre nous savons qu’il fut ensuite
élève du collège de Fontainebleau, l’aimable ville où il habitait
avec ses parents vers 1870, vraisemblablement à la suite de la
mutation de son père dans un nouveau service (1).
On peut penser que Gustave Patein était un élève studieux
puisqu’à 17 ans, et plus précisément le 9 juillet 1874, il se trouva
en possession du diplôme de bachelier ès sciences, qui allait lui
permettre d’entreprendre ses étucfes en vue du grade de Phar¬
macien de l re classe.
Mais, à cette époque, le stage officinal était long ; il était
régi par deux décrets impériaux, l’un du 22 août 1854, l’autre du
15 février 1860, qui réglaient les formalités d’inscription et exi-
(1) En ce temps, le collège de Fontainebleau se' trouvait rue Béranger,
n" 15, dans d’anciens locaux provenant d’un couvent vendu par les Dames
Augustines. Après bien des pourparlers, un nouveau collège fut inauguré
le I e1, octobre 1883 ; depuis, cet établissement a été transformé en lycée,
— 39 —
geaient strictement trois ans de stage pour les candidats au
diplôme de l re classe et une durée plus longue pour ceux qui pos¬
tulaient le diplôme de 2 e classe.
Patein s’inscrivit d’abord chez le pharmacien Chaumezière.
Celui-ci exerçait au n° 17 de la rue de la Paroisse, non loin du
collège de Fontainebleau, dans une officine qui existe encore,
mais qui porte maintenant le n° 21, le numérotage des maisons
de cette rue ayant, depuis, subi des modifications.
Son séjour chez Chaumezière dura plus de deux ans, exacte¬
ment du 1" novembre 1874 au 30 décembre 1876, dates attestées
par plusieurs certificats établis en bonne et due forme.
Dès le 2 janvier 1877, Patein vint à Paris chez M. Julliard (1),
pharmacien, rue Montmartre, n" 72, successeur de M. Béguin (2),
ainsi que le mentionne un certificat contresigné d’Adolphe Cha-
tin, directeur de l’Ecole supérieure de Pharmacie, de Chapelle,
secrétaire de la nipme Ecole, et d’Alphonsé Chevallier, profes¬
seur chargé de la visite annuelle de l’officine.
Pour un motif que nous ignorons, Patein ne demeura guère
que deux mois dans cette pharmacie et, le 8 mars 1877, il entrait
officiellement, pour terminer son stage, à la pharmacie Royer (3),
rue Saint-Martin, n° 225, où il resta jusqu’au 30 janvier 1878.
C’était une ancienne officine, tenue pendant deux ou trois ans
vers 1789-1791 par Bouillon-Lagrange, qui devint ensuite pro¬
fesseur de Chimie à l’Ecole de Pharmacie, puis, de 1832 à 1844,
directeur de celle-ci.
A l’issue de ce long stage, Patein accomplit ses études à
l’Ecole supérieure de Pharmacie ; il y arriva à peu près à l’époque
où celle-ci venait d’être transférée de la rue de l’Arbalète à son
emplacement actuel ; il fut assidu aux Travaux pratiques et
admis « avec satisfaction » à tous ses examens, tant semestriels
(1) Louis Julliahd, né à Moulins le 25 février 1822, reçu pharmacien à
Paris en avril 1847, s’établit d’abord rue Xeuve-Saint-Eustache, n” 15, jus¬
qu’en 1865, et reprit ensuite la pharmacie de Béguin, rue Montmartre. Il
est mort à Paris le 23 mars 1901.
Il avait présidé en 1872 la Société de Prévoyance des Pharmaciens de la
Seine, et en 1895 la Société de Pharmacie de Paris (l’année même où Patein
en était le secrétaire annuel). Il fut administrateur du Bureau de Bienfai¬
sance puis membre de la Commission d’Hygiène et de Salubrité du 2° arron¬
dissement, présida la Société médico-chirurgicale de Paris et également, de
1882 jusqu’à sa mort, le Conseil de surveillance de la Pharmacie Centrale
de France.
(2) Béguin exerçait déjà la pharmacie rue Montmartre en 1840. Il fut
le président de la Société de Prévoyance des Pharmaciens de la Seine pour
l’exercice 1858-1859. Il est décédé en 1864 et sa pharmacie fut reprise par
Julliahd.
(3) Royer fut établi rue Saint-Martin de 1852 environ à 1878 ; il habita
ensuite Faubourg Saint-Honoré n” 262. Son nom a été attaché à plusieurs
spécialités pharmaceutiques. Il eut pour successeur Dupuy, de 1879 à 1909.
Le dernier titulaire de cette pharmacie de la rue Saint-Martin fut notre
confrère Jules Laumonier, récemment décédé (1875-1957), qui y exerça de
1910 à 1930. A cette date, l’officine a été définitivement fermée.
— 40 —
que définitifs, de sorte qu’il obtint, à la date du 26 mai 1883, le
diplôme de Pharmacien de l re classe.
Dès la première année de sa scolarité, il s’était présenté avec
succès au concours de l’Internat en Pharmacie des Hôpitaux et
avait pris rang dans la promotion de 1879, qui comprenait égale¬
ment un autre de nos anciens Présidents, Lucien Vaudin.
Concurremment, Pâte,in s’était inscrit à la Faculté des Sciences
et le grade de licencié ès sciences physiques lui était décerné le
8 novembre 1881.
Bientôt, nous retrouvons Patein interne à l’Hôtel-Dieu et
lauréat (médaille d’or, 1883) au concours des prix de l’Internat
en Pharmacie. Une place de Pharmacien des Hôpitaux s’étant
alors trouvée vacante, Patein se présenta aussitôt à ce nouveau
concours et fut nommé pharmacien de l’Hôpital Bicliat, où il
remplaça Justin Lafont et où il resta un peu moins de trois ans,
jusqu’au 1 er mars 1886.
A ce moment, le poste de Lariboisière devint disponible par
suite du décès d’AnAM, auteur d’importants travaux sur l’analyse
du lait et inventeur du galactotimètre qui a perpétué son nom (1).
Ayant obtenu son affectation à cet hôpital, dont il allait rester
trente-six ans le phannacien-chef, Patein continua graduellement
ses efforts et prit pour buts le Doctorat en médecine et le Doc¬
torat ès sciences.
Pendant son séjour à Bichat, son attention avait été attirée
sur le cas de certains malades qui avaient présenté, après anes¬
thésie générale par le chloroforme, une albuminurie le plus sou¬
vent peu durable. Cette constatation corroborait certaine expé¬
rimentation faite par Bouchard sur l’animal, et donna lieu,
pour Patein, en collaboration avec le professeur Terrier, à
deux notes insérées à la Revue de Chirurgie. Poursuivant cette
étude, en recueillant méthodiquement les urines, par sondage,
chez 72 sujets soumis au même mode d’anesthésie, Patein en
tira, en 1888, la matière de sa thèse de Doctorat en médecine.
Parmi ses conclusions, il note que l'albuminurie chloroformique
survient environ une fois sur trois, que la quantité d’albumine
n’est pas toujours proportionnelle à la durée de l’anesthésie,
enfin, que l’influence de l’anesthésie chloroformique paraît por¬
ter sur la filtration glomérulaire, sans modifier le fonctionne¬
ment des tubes urinifères.
(1) Une plaque de marbre a été jadis apposée à la pharmacie de l’Hôpital
Lariboisière pour honorer la mémoire d’Amand-François Adam (1820-1886)
et rappeler ses travaux relatifs à la chimie et à l’hygiène du lait. Parmi
les prédécesseurs d’ADAM dans cet hôpital, on doit signaler Louis Ducosi
(1818-1885), agrégé de l’Ecole de Pharmacie et docteur cri médecine, qui
, fut pharmacien de Lariboisière pendant plus de 27 ans.
En Chimie organique, Patein avait entrepris l’étude des sul-
fines, composés du soufre té.travalent alors peu connus, en raison
des difficultés de préparation et de conservation de beaucoup
d’entre eux.
Partant du sulfure de méthyle et du sulfure d’éthyle, il réus¬
sit à obtenir des iodures, des cyanures et des iodomercurates de
Gustave PATEIN (1857-1928)
Pharmacien des Hôpitaux de Paris,
Membre de l’Académie de Médecine
Ancien Président de la Société de Pharmacie.
sulfines et à élucider le mécanisme des réactions génératrices.
Ces recherches, poursuivies pendant plusieurs années, lui four¬
nirent le sujet de sa thèse de Doctorat ès sciences physiques (Pa¬
lis, janvier 1889), de plusieurs notes insérées au Comptes ren-
— 42 —
dus de VAcadémie des Sciences et au Bulletin de la Société chi¬
mique, enfin d’une conférence faite au laboratoire de Friedel
et publiée en 1891.
En Physique, l’activité de Patein a été marquée par l’élabo¬
ration d’un Manuel de Physique médicale et pharmaceutique à
l’usage des étudiants, comportant plus de 809 pages, avec 334
figures et édité chez Doin en 1888. Si» de nos jours, ce Manuel
peut paraître notablement dépassé, il faut cependant reconnaî¬
tre que lors de sa publication il a rendu d’excellents services et
remporté un succès mérité, ainsi que l’atteste la traduction qui
en fut faite en langue espagnole.
En 1889, Patein concourut dans la section de Physique et
Toxicologie pour l’agrégation des Ecoles supérieures de Phar¬
macie ; il présenta dans ce but une thèse sur Les densités des
vapeurs et leurs variations, mais il avait affaire à forte partie et
dut s’incliner devant Henri Gautier (1862-1928), qui devint par
la suite professeur de Chimie minérale et doyen de notre Fa¬
culté.
En 1884, Patein avait exposé à la Société de Thérapeutique
un travail sur les réactions chimiques de l’antipyrine, qui venait
d’être découverte par Knorr et récemment introduite en théra¬
peutique ; en 1891, il avait décrit certaines combinaisons du
même produit avec les naphtols. Quelques années plus tard,
il reprit cette étude, avec l’un de ses internes, Emile Dufau,
que certains d’entre nous ont bien connu, puisqu’il présida
notre Compagnie en 1926. Ensemble, ils publièrent toute une
série de notes ( 1(895-1897), relatives aux combinaisons de l’an¬
tipyrine avec les crésylols, les polyphénols et divers dérivés de
ceux-ci.
Dans un domaine voisin, Patein constata que deux molécu¬
les d’antipyrine peuvent s’unir à une seule molécule d’aldé¬
hyde formique ou de certains autres aldéhydes, pour don¬
ner des composés qui ne sont pas réducteurs et qu’il considéra
comme des dérivés du méthane, d’où les noms qu’il leur donna
de diantipyrineméthane, phényl-diantipyrineméthane, etc...
Il a également indiqué le moyen de préparer à froid une
combinaison de formopyrine et d’iode, dont la molécule conte¬
nait quatre atomes de ce dernier.
Mais c’est en Chimie biologique que les travaux de Patein
sont les plus nombreux et les plus remarquables.
Tantôt seul, tantôt avec le D r Plicque, il observa des urines
et certains liquides de tumeurs dans lesquels l’albumine, coa¬
gulée par l’ébullition, se redissolvait par l’addition d’une fai¬
ble quantité d’acide acétique ; ces albumines, qui ne semblent
pas toujours identiques, reçurent le nom d’albumines acéto-
solubles ; en général, elles restent précipitables par l’alcool
— 43
fort, ou par l’acide azotique, mais ne précipitent pas par le sul¬
fate de magnésium.
Avec Michel, en 1904, il étudia en détail un cas d’albuminurie
thermo-soluble de Bence-Jones ; des cas plus ou moins sem¬
blables ont été signalés de temps à autre, mais ils ne semblent
pas devoir admettre une interprétation univoque.
A plusieurs reprises, Patein revint sur la différenciation dès
albumines, dans le sang, dans l’urine, dans les liquides patho¬
logiques ; il réfuta certaines données erronées et fut l’un des
premiers à tenter de dissocier le bloc sérine-globulines, dans
lequel il distingua une acétoglobuline, précipitable à froid par
l’acide acétique étendu. Il étudia les étapes successives de la
coagulation des liquides albumineux par la chaleur, l’influence
des sels neutres, des acides et du carbonate de Soude sur le même
phénomène, à une époque où la théorie de Sôrensen sur le /;H
n’était pas encore connue, et encore moins les techniques si com¬
modes de la chromatographie et de l’électrophorèse.
En outre, il s’efforça de doser les diverses protéines tant dans
le sérum sanguin de l’homme que dans les sérums thérapeuti¬
ques préparés à partir du sérum de cheval et confirma que dans
ce dernier, contrairement à ce qui existe chez l’homme, la pro¬
portion des globulines l’emporte sur celle de la sérumalbumine.
Il étudia les variations de ces albumines sous diverses in¬
fluences biologiques ou pathologiques et, par exemple, leurs
modifications dans le sérum sanguin chez l’homme intoxiqué
par l’oxyde de carbone.
Avec le docteur Roux, de Saint-Nectaire, il revint sur la
question des variations qualitatives et quantitatives des albu¬
mines urinaires ; enfin, avec Colombet, il pratiqua l’examen
chimique du sang et des urines des sujets atteints par la sé¬
vère épidémie de grippe de 1918.
Dans l’étude des liquides sucrés, une défécation rigoureuse
est généralement nécessaire. Ch. Tanret avait proposé dans ce
but l’emploi du nitrate acide de mercure. Patein et Dufau re¬
prirent en 1902 l’emploi du même réactif, avec une technique
différente, en éliminant le mercure par la poudre de zinc et
insistant sur la nécessité d’une faible alcalinisation du liquide
déféqué ; ce procédé fut appliqué par eux au dosage du glu¬
cose dans l’urine, à celui du lactose dans le lait, etc.
En raison de ses fonctions hospitalières, Patein s’occupa de
l’hygiène et de l’analyse chimique du lait destiné aux malades.
Il étudia particulièrement les procédés de dosage du lactose
dans le lait et proposa, au Congrès international de Chimie appli¬
quée de 1906, l’unification de ces méthodes.
Il fut désigné, avec GRiMBERT et Viron, pour constituer une
Commission destinée à faire des expériences comparatives sur la
qualité du lait des hôpitaux et à étudier les moyens permettant
— 44 —
de déceler’les graisses étrangères dans le beurre. En 1908, il fit
partie d’une nouvelle Commission officielle, chargée de rechercher
les meilleurs procédés de production d’un bon lait.
D’autre part, il analysa, avec Lucien Deval, de nombreux laits
de femme provenant de la Maternité de Lariboisière et précisa
le mode de dosage de la caséine dans ces laits ; les valeurs
moyennes obtenues pour ce constituant furent les suivantes :
environ 18 grammes par litre du 4 e au 10” jour après l’accou¬
chement, pour baisser ensuite aux environs de 14 grammes un
mois plus tard, et descendre progressivement jusqu’à des taux
de 8 à lh grammes par litre de lait.
Tout au long de sa carrière, Patein eut assez souvent l’occasion
d’analyser de nombreux liquides pathologiques ; liquides d’hy¬
drocèle, de spina bifida, d’hydrocéphale, de kystes de l’ovaire et
du rein, de tumeurs et d’ascites ; à l’occasion de ces derniers,
avec la collaboration de R. Weitz, il put se livrer à une discus¬
sion sur la valeur diagnostique limitée que l’on doit accorder à
la réaction de Rivalta. Plus tard, il fit encore une étude appro¬
fondie des liquides pathologiques chyliformes'.
L’essai des produits chimiques ou l'introduction en thérapeu¬
tique de médicaments récemment découverts lui permirent de
décrire des réactions nouvelles. Citons, entre autres, la cryogé-
nine, la théobromine, les bicarbonates alcalins, les sels de stron¬
tium, l’oxyde rouge de mercure, etc... 11 appliqua la réaction de
formation du diantipyrine'méthane qu’il avait décrite en 1900,
à la recherche de l’antipyrine dans le pyramidon, la première
fournissant seule, dans les conditions de l’essai, une combinai¬
son insoluble dans l’eau, fusible à 178". Certaines de ces techni¬
ques furent adoptées par la Commission de révision du Codex de
1908.
A la Société de Thérapeutique, en 1897, il combattit l’opinion,
encore fréquemment admise à cette époque, selon laquelle le ca¬
lomel se transformerait dans l’estomac, en milieu acide, en bi-
chlorure de mercure. En réalité, ni le chlorure de sodium, ni les
liquides acides ne produisent cette réaction, et il conclut : « Le
calomel agit donc, comme purgatif, en sa qualité de calomel et
non après une transformation partielle en sublimé ».
Dans cet ordre d’idées, signalons un ouvrage de Patein, très
clairement et méthodiqument rédigé, intitulé « Les Purgatifs »
et édité en 1891 dans la Bibliothèque médicale de Charcot et
Debove, Les purgatifs chimiques et ceux d’origine végétale y sont
successivement étudiés, classés selon leur mécanisme physiolo¬
gique, tandis que le dernier chapitre est spécialement consacré
aux eaux minérales purgatives.
Le Codex de 1908 avait décrit un apiol cristallisé qui ne cor¬
respondait nullement aux caractères de l’apiol fourni par le com-
— 45 —
merce français. Patein fut désigné, à la Société de Thérapeutique,
avec Brisskmoret et le D' J. Chevalier, en 1909, pour élucider
cette importante question et leur enquête aboutit à faire , modi¬
fier les caractères exigibles de l’apiol officinal.
A la suite d’intoxications observées en pratique hospitalière,
Patein eut à intervenir dans diverses recherches toxicologiques :
examen d’un topique dentaire à base de cocaïne, examen des uri¬
nes d’un sujet qui avait absorbé une dose exagérée de salol, avec
Louis Roblin localisation de l’argent dans le foie et les autres
organes d’une malade décédée après injection intraveineuse d’ar¬
gent colloïdal. Il examina également de pseudo-calculs intestinaux
d’origine médicamenteuse ; les uns étaient constitués d’un mé¬
lange de' soufre et de magnésie, d’autres de salol.
Après avoir passé en revue, sans doute trop rapidement, les
travaux de ce grand pharmacien, il est nécessaire de donner
maintenant un aperçu du caractère et de la vie de l’homme.
Il était de taille à peine moyenne, le dos voûté en raison de
l’affection vertébrale dont il souffrait, mais il avait l’œil vif et in¬
quisiteur, l’esprit toujours en éveil, prompt à la répartie, sou¬
vent caustique.
Il recevait parfois avec une apparente brusquerie ses visiteurs,
mais savait apprécner rapidement la valeur des hommes et
conservait son estime à ceux qu’il avait distingués.
Très ponctuel dans son service, il descendait de l’appartement
chaque matin vers neuf heures, ceint d’un tablier blanc. Pour
aller et venir de son bureau à son laboratoire, il traversait cha¬
que fois la pharmacie où les internes préparaient les médica¬
ments. Il fermait les yeux sur les incartades légères, mais en cas
de faute plus grave, il réprimandait avec justesse. Par contre, il
savait reconnaître les mérites de ses internes et certains d’entre
eux (Dufau, Deval et plusieurs autres) furent admis à travailler
en collaboration avec lui. Au laboratoire, il était des plus méti¬
culeux et exigeait, du garçon attaché à son service, une verrerie
irréprochable et parfaitement sèche.
J’ignore si Patein a inspiré autour de lui de nombreuses thè¬
ses, mais on peut citer au moins celle qui lui fut dédiée en 1897
par un joyeux étudiant, qui avait fait fonction d’interne rempla¬
çant à Lariboisière à plusieurs reprises et qui devait, plus tard,
devenir agrégé, puis professeur en cette Faculté (1).
(1) Eugène Tassilly (1867-1940), agrégé en 1904, professeur titulaire de
Physique de 1927 à 1937. Sa biographie a été exposée par M. le professeur
Marcel Delépine dans le Bulletin des Sciences pharmacologiques de janvier-
février 1941.
— 46 —
La notoriété de Pàtein était grande dans bien des milieux.
Dès la fin du siècle dernier, il fut Président de l’Association des
anciens élèves du collège de Fontainebleau ; on retrouve, dans
les journaux locaux, une relation détaillée de la distribution des
prix qu’il présida en cet établissement, en 1901, entouré des au¬
torités civiles et militaires de la ville, avec l’accompagnement so¬
nore de la fanfare du 6' dragons.
S’adressant, dans son allocution, à ceux qui terminaient leurs
études, il leur conseillait de voler de leurs propres ailes, d’être
travailleurs et persévérants et de ne pas hésiter à voyager à
l’étranger. « Pour mon compte personnel, disait-il, j’ai consacré
les vacances dont j’ai pu disposer à visiter différents pays d’Eu¬
rope et je ne l’ai pas regretté. J’ai constaté que le Français ne
passe nulle part indifférent ou inaperçu : il excite toujours la
curiosité et inspire souvent la sympathie » ; (et plus loin) « dans
tous les pays, on trouve à s’instruire et à admirer ».
On ne connaissait pas à Patein de proche famille, et il de¬
meura célibataire toute sa vie, consacrant celle-ci à ses fonctions
et à la Science. Avant la cinquantaine, il voyageait assez volon¬
tiers et participa à de nombreux Congrès de Pharmacie ou de
Chimie pure et appliquée, mais il devint ensuite plus sédentaire,
sans doute en raison des ménagements que lui imposait l’état de
sa santé.
De bonne heure, il avait fait partie de diverses sociétés scienti¬
fiques ; il était depuis 1887- membre de la Société chimique et de
la Société de Pharmacie ; il fut secrétaire annuel de celle-ci en
1895 et la présida en 1909, membre de là Société de Thérapeuti¬
que en 1891 et président en 1908. Outre son titre de médaille
d’or de l’Internat en pharmacie, il avait été lauréat de la Faculté
de Médecine (prix de thèse) et de l’Académie de Médecine (prix
Buignet, 1891). Depuis 1906, il faisait partie du Comité de Rédac¬
tion du Journal de Pharmacie et de Chimie, et non seulement il
confia à ce célèbre recueil la publication de nombreux travaux
originaux, mais fréquemment il y fit paraître des revues de mise
au point, toujours très sérieusement documentées.
Ne se confinant pas dans les spéculations scientifiques, il fai¬
sait partie de plusieurs groupements de solidarité et d’hygiène :
Commission des logements insalubres, caisse des écoles du 10'
arrondissement, colonies de vacances, etc. Il fut même tenté
d’aborder la politique et, en 1908, après une campagne animée,
affronta les suffrages des électeurs, et, s’il ne fut pas élu, il réu¬
nit du moins sur son nom un nombre de voix très honorable.
Depuis longtemps, il faisait partie du Bureau de l’Association
confraternelle des Internes en pharmacie des hôpitaux de Paris,
où il était entouré de l’estime et de la sympathie de chacun-
Appelé en 1922 à présider cette Association, il s’en occupa acti¬
vement et conserva cette présidence jusqu’à sa mort.
— 47 —
Dans les dix dernières années de sa vie, il lui fut donné d’éprou¬
ver deux grandes satisfactions : en mai 1918, l’Académie de Mé¬
decine l’admit comme membre titulaire dans la section de Phar¬
macie et, comme l’a dit Em. Perrot en prononçant son éloge
devant cette Compagnie, « elle n’eut qu’à se féliciter de son assi¬
duité aux séances et du rôle actif qu’il joua dans les commis¬
sions ».
Enfin, il reçut la croix de chevalier de la Légion d’honneur, le
15 mai 1920, des mains d’André Honnorat, Ministre de l’Ins¬
truction publique, au cours de la cérémonie inoubliable, tenue
dans cette Faculté, où le Ministre remit la cravate de Comman¬
deur de la Légion d’honneur à notre illustre Maitre Léon Gui¬
gnard et où il annonça, au milieu du plus grand enthousiasme,
que les Ecoles supérieures de Pharmacie porteraient désonnais
le titre de Facultés.
Passé à l’honorariat en 1922, Patein élut domicile rue de Mau-
beuge, à proximité de son ancien hôpital. A la fin de 1927, il
subit avec courage une délicate intervention et, alors que l’on
espérait une prochaine guérison, il fut enlevé le 12 janvier 1928,
après quelques jours de maladie.
En l’absence de toute famille, ce fut l’un de ses anciens inter¬
nes qui assura l’ordonnancement de ses obsèques. Une longue
théorie d-’amis et de confrères accompagna, à pied, sa dépouille,
jusqu’au cimetière du Père-Lachaise, où eut lieu l’ultime céré¬
monie.
La carrière si bien remplie de Gustave-Constant Patein peut
être citée comme celle d’un bon citoyen et comme un bel exem¬
ple de l’aide précieuse qu’un pharmacien d’hôpital peut appor¬
ter à l’art de guérir, dans les domaines de la Chimie, de La Toxi¬
cologie, de la Thérapeutique et de l’Hygiène.
— 49 —
RAPPORTS SUR LES PRIX
DE L'ACADÉMIE DE PHARMACIE
PRIX DES THÈSES.
SECTION DES SCIENCES PHYSICO-CHIMIQUES.
par une Commission composée de :
MM. Delaby, Domange et Moreau, rapporteur.
La Commission a retenu la thèse de M 11 " Nicole Guerbet inti¬
tulée :
« Contribution à l’étude de la réaction de Willgerod^i’-
Kindler ».
La réaction de Willgerodt, modifiée par Kindler, consiste à
chauffer une alcoylarylcétone avec un mélange de soufre et d’une
amine (morpholine, pipéridine). La cétone est alors transformée
en un thioamide.
En utilisant la benzophénone et la fLuorènone, qui ne peuvent
subir une réaction normale, Stanek en a observé la réduction en
carbures.
•Le travail de M lle Guerbet a d’abord consisté à reprendre ces
deux réactions atypiques pour en établir le mécanisme. Sous l’in¬
fluence de l’hydrogène sulfuré, qui se forme par action du soufre
sur l’amine, ces cétones sont d’abord transformées en thiones,
puis celles-ci. sont hydrogénées en disulfures.,
A partir de ce stade, et c’est là le point le plus original de ce
travail, ce n’est plus qu’une décomposition thermique qui conduit
au carbure. Les disulfures sont en effet décomposés par la cha¬
leur en un carbure, qui ne subit plus de transformation dans
les conditions mises en œuvre, une thione et du soufre qui ren¬
trent dans le cycle des réactions initiales.
Dans une dernière partie, M"“ Guerbet a soumis à la réaction
de W.K. la désoxybenzoïne qui fournit du stilbène par un méca¬
nisme analogue.
Il s’agit là d’un travail très soigné qui, sur le plan théorique,
apporte une contribution non négligeable à l’étude d’une réac¬
tion fort complexe, dont le mécanisme général est encore assez
mystérieux, malgré de nombreuses hypothèses émises à son sujet.
En conséquence, la Commission propose d’attribuer le Prix des
Thèses (Section des Sciences physico-chimiques) à M"" Guerbet.
— 50 —
SECTION DES SCIENCES NATURELLES,
par une Commission composée de :
M. Raoul, M 110 Lambin et M. Dillemann, rapporteur.
Une seule thèse a été présentée dans la section, celle de M 1 "
Marie-Jeanne Laroche : « Sur la sensibilité de l’animal tubercu¬
leux à l’activité pharmacodynamique des médicaments » (Doc¬
torat d’Etat).
M 1 " Laroche s’est proposée, dans sa thèse, d’étudier si les
réactions de l’animal tuberculeux aux agents pharmacodynami¬
ques sont les mêmes que celles de l’animal sain. Elle a été limi¬
tée dans sa recherche par le petit nombre d’espèces animales ai¬
sément tuberculisables et c’est pourquoi son travail porte sur le
lapin, le cobaye et la souris. Après avoir précisé les conditions
d’infestation des animaux, M ,Ie Laroche a obtenu un certain nom¬
bre de résultats du plus haut intérêt.
Dans le domaine des médicaments du système nerveux cen¬
tral, elle a constaté que la souris tuberculeuse est beaucoup plus
sensible aux barbituriques que la souris saine. Avec les anesthé¬
siques locaux, les résultats varient selon le produit utilisé ou l’es¬
pèce animale interrogée. Ainsi, l’activité anesthésique locale de
surface du chlorhydrate de cocaïne est diminuée Chez le lapin
tuberculeux ; au contraire, l’activité anesthésique locale d’infil¬
tration du chlorhydrate de procaïne est augmentée.
M ,,e Laroche: a cherché des explications à ces phénomènes dans
les modifications de la perméabilité des tissus au médicament et
de la vitesse de destruction enzymatique de ce médicament.
Etudiant l’histamine chez le cobaye tuberculisé, elle a cons¬
taté que celui-ci résiste de façon inattendue aux bronchospasmes
histaminiques. Ici encore, elle a essayé de trouver l’explication
par des expériences portant sur l’histaminase, mais les résultats
ont été négatifs.
M ,le Laroche: a signalé en outre des différences de -comporte¬
ment de l’animal tuberculeux à l’égard des principaux réactifs
du système nerveux autonome (Adrénaline, noradrénaline. acétyl¬
choline, atropine).
Le travail de M ne Laroche mérite d’être récompensé car elle a
fait preuve, au cours de ses recherches, de nombreuses connais¬
sances techniques et elle apporte dés résultats dont les consé¬
quences pratiques n’ont pas besoin d’être soulignées.
Aussi votre Commission propose-t-elle de lui décerner la Mé¬
daille d’Or.
— 51 —
SECTION DES SCIENCES BIOLOGIQUES -
par une Commission composée de :
MM. Truhaut, Vigneron et Desrordes, rapporteur.
La Commission a eu à examiner le travail de M. Claude Helleu,
seul candidat, thèse soutenue le 22 Janvier 1957, devant la Fa¬
culté de Paris, pour l'obtention du grade de Docteur en Pharma¬
cie, diplôme d’Etat.
Ce travail intitulé « Détermination chimique et microbiologi¬
que de l’inositol urinaire chez l’homme », est divisé en trois par¬
ties :
I. — Dosage de l’inositol en solution pure,
II. — Extraction des cyclitols urinaires par les résines échan-
geuses d’ions.
III. — Recherches sur l’inosurie physiologique chez l’homme.
La première partie est relative aux problèmes analytiques du
dosage de l’inositol. L’auteur examine successivement les métho¬
des chimiques, microbiologiques et physico-chimiques.
Le chapitre I est consacré au dosage volumétrique des inositols
par l’acide périodique, M. Helleu se contente d’utiliser le pro¬
tocole maintenant classique, issu des travaux menés à bien dans
les laboratoires des professeurs Fleury et Courtois, en y ajou¬
tant quelques remarques personnelles.
Le chapitre II étudie la technique microbiologique à l’aide de
Neurospora crassa. L’auteur précise de nombreux points de cette
épreuve et expbse une technique qu’il a retenue. Il insiste sur
l’importance des différents étages de la courbe obtenue et ne re¬
tient fort classiquement que la partie ascendante. A cette occa¬
sion, il reprend la constitution d’une gamme témoin correcte.
Une bonne recherche des causes d’erreur est entreprise. M.
Helleu décrit une étude sommaire mais suffisante, il insiste sur
la verrerie et souligne l’influence si néfaste des détersifs inhi¬
bants et des oligo-éléments stimulants, pouvant constituer des
souillures provenant de nettoyages insuffisants. On n’adoptera
pas sans quelques réserves l’influence sur le titrage, de la ri¬
chesse en spores des ensemencements. Trop de facteurs sont
variables dans les expériences de M. Helleu, la numération des
spores y est trop élémentaire, les causes d’erreur non préci¬
sées. Les expériences gagneraient à être reprises avec des sou¬
ches ayant un âge plus constant.
Le chapitre III est consacré à la description de la chroma¬
tographie sur papier des inositols selon la technique de Malan-
geau, adoptée par l’auteur.
— 52 —
La deuxième partie est relative à l’extraction par les résines
échangeuses d’ions.
Après avoir exposé la technique de P. Maeangeae, M. H et. lf. u
entreprend la mise au point de certains temps, afin d’adapter
l’extraction des cyclitols à l’urine. Il en découle, entre autres,
une très intéressante étude de la rétention de l’inositol par une
résine.
Enfin, l’auteur décrit le protocole opératoire adopté pour l’ana¬
lyse des urines au point de vue inosurie. L’exposé peut, à certains
égards, paraître un peu compliqué et le travail gagnerait à être
présenté peut-être sous forme de tableau par exemple.
La troisième partie, ayant trait à l’étude de l’inosurie chez
l’homme, est divisée en trois chapitres :
Au chapitre I, M. Helleu précise l’élimination chez l'homme
normal qui doit être de 27 mg p. 1.000 de méso-inositol selon
lui.
Le chapitre II comporte l’étude des variations de l’inosurie
sous l’influence du régime alimentaire.
Le chapitre III est relatif au comportement de l’organisme
normal devant une surcharge em méso-inositol.
L’auteur ne retrouve pas la totalité d’urte telle surcharge à
l’élimination.
Enfin, M. Hblleu présente, pour clore son travail, une hypo¬
thèse possible sur le métabolisme du méso-inositol chez l’homme
dans laquelle il fait intervenir le seyllitol :
- Méso-inositol — > seyllitol —>scyllito méso-inositol -
On peut être déçu que l’auteur n’ait pas étudié à cette occasion,
le cycle journalier de l’élimination horaire du méso-ino'sitol.
On peut apprécier dans ce travail la qualité des recherches
effectuées dans Un triple domaine (chimie, physique, bactério¬
logie) tout en regrettant' certaines défaillances. En particulier,
un bactériologiste de stricte obédience ne saurait admettre pas¬
sivement la souillure, maintes fois signalée, de cultures enva¬
hies par des moisissures étrangères (p. 21, p. 19), sans que
l’auteur ne rappelle quelques principes élémentaires pour obvier
à cet inconvénient (local réservé aux ensemencements, rayons
U.V., élimination des courants d’air...) à mettre en œuvre par
l’opérateur. Du point de vue physiologique, on peut regretter que
l’expérimentation soit un peu sommaire (menus peu variés,
absence d’étude d’un cycle journalier, utilisation d’autres sub¬
stances pour la mesure de la surcharge, etc...).
Il s’agit dans l’ensemble d’un travail sérieux, documenté, où M.
Helleu a fait preuve de solides qualités analytiques. La Com¬
mission propose l’octroi, à cette thèse, du prix de la Section des
Sciences biologiques.
— 53 —
PRIX CHARLES LEROY.
par une Commission composée de :
MM. Paris, Joffard et Jequier, rapporteur.
Le prix Charles Leroy est destiné à récompenser l’auteur du
meilleur travail paru dans les deux dernières années et ayant eu
pour but l’analyse chimique d’une plante médicinale ou d’un pro¬
duit médicamenteux d’origine végétale, avec séparation et carac¬
térisation des principes immédiats que renferme cette plante ou
ce produit.
Votre Commission n’a eu à examiner qu’un seul travail, la
thèse de Doctorat d’Université présentée en 1957 devant la Facul¬
té de Pharmacie de Paris par M. Roger Latour, bachelier en
pharmacie de l’Université de Montréal et licencié en pharmacie
du Collège des Pharmaciens de la Province de Québec.
Cette thèse, intitulée « Contribution à l’étude de quelques
quinones d’origine végétale » comprend deux parties : dans la
première, l’auteur dresse l’inventaire des benzoquinones et des
naphtoquinones d’origine végétale actuellement connues, en indi¬
quant leur constitution, leurs propriétés physico-chimiques et
leur origine botanique, puis il passe en revue leurs propriétés
pharmacologiques. Dans la deuxième partie, la plus importante
et qui constitue la partie originale de ce travail, M. Latour,
après un rappel des travaux antérieurs, étudie plus particulière¬
ment les quinones extraites du Henné : Lawsonia inermis L.
(Lythracées) et de YEmbelia Barbeyana Mez (Myrsinacées).
L’auteur a repris l’étude chimique des feuilles de Henné, con¬
nues et utilisées depuis l’antiquité comme cosmétique et comme
teinture, et en médecine populaire, comme topique, par suite de
leurs propriétés astringentes. Au cours d’essais préliminaires, il
a caractérisé dans la drogue, en dehors de la lawsone, qui en
avait déjà été isolée précédemment, un deuxième pigment qui-
nonique et il a mis en évidence la présence de dérivés flavoni-
ques, qui n’y avaient pas encore été signalés. Par contre, ni alca¬
loïdes, ni saponosides n’ont été décelés, non plus que l’acide gal-
lique pourtant signalé par différents auteurs. La présence de ta¬
nins n’est pas certaine, leurs réactions n’étant pas nettes en
présence de quinones.
Enfin, du mannitol a été séparé à l’état cristallisé à partir de
l’extrait alcoolique.
L’extraction des différents pigments du Henné a été ensuite
effectuée. En ce qui concerne la lawsone, qui est la 2-hydroxy
1,4-naphtoquinone, après plusieurs essais, une méthode satisfai-
— 54 —
santé de séparation a finalement été mise au point, et le produit,
obtenu à l’état cristallisé, présentait des constantes (P.F., Rf,
spectres U.V. et I.R.) en bon accord avec, les données de la littéra¬
ture.
Quant au 2 e pigment quinonique, mis en évidence par chroma¬
tographie sur papier dans l’extrait éthéré de la drogue, il n’a pu
être isolé à l’état de pureté. Des dérivés flavoniques, présents
dans l’extrait éthéro-acétique, ont également été séparés par chro¬
matographie sur papier. Cette technique a fourni 2 spots (en
butanol acétique) révélés en jaune par la potasse alcoolique et
le chlorure d’aluminium. Des essais de purification et de frac¬
tionnement ont été effectués mais il n’a pas été possible à l’auteur
d’obtenir, des produits bien définis, ces substances se résinifiant
très facilement.
L ’Embelia Barbeyana Mez est une Myrsinacée malgache ver¬
mifuge. On avait déjà isolé des racines de la drogue l’embéline
qui est une benzoquinone : la 2,5-dihydroxy 3-undécyl 1,4-ben-
zoquinone.
L’auteur, après avoir procédé à l’extraction de cette quinone,
en a précisé certaines propriétés physiques : Rf après chromato¬
graphie sur papier, spectres ultra-violet et infra-rouge.
M. Latour a,,en outre, effectué l’étude pharmacologique de la
lawsone, et de l’embéline. Ces recherches constituent une partie
fort intéressante de sa thèse, mais débordent le cadre de nos pré¬
occupations présentes.
En conclusion, et pour rester dans le domaine de l’analyse chi¬
mique des plantes médicinales, M. Latour a enrichi nos connais¬
sances sur les principes immédiats de deux plantes médicinales
renfermant des dérivés quinoniques. Votre Commission, estimant
que M. Roger Latour a largement rempli les conditions requises
pour l’obtention du prix Charles Leroy, se trouve donc unanime
pour vous proposer que cette récompense lui soit décernée.
55 —
PRIX PIERRE V1G1ER.
par une Commission composée de :
MM. Janot, L. David et Lagarce, rapporteur.
Le seul travail qui a été présenté cette année pour l’obtention
du prix Pierre Vigier est la thèse de Doctorat en Pharmacie de
Monsieur Guy Billat qui a pour titre :
« Contribution à l’enrobage gastro-résistant des comprimés ».
Cette thèse a été présentée et soutenue en Janvier 1957 à notre
Faculté devant un jury composé de Monsieur le Professeur Janot,
Président, assisté de Messieurs les Professeurs L. Domange et A.
Quevauvil'ler.
La question de l’enrobage des formes pharmaceutiques :
pilules, perles, comprimés, dragées, granulés, etc... est particu¬
lièrement à l’ordre du jour et pose à l’officine comme à l’indus¬
trie pharmaceutique des problèmes sans cesse nouveaux suivant
que l’on veut protéger au cours du passage gastrique, pour des
raisons diverses) des médicaments variés qui ne doivent agir
qu’après désagrégration et dissolution plus ou moins rapide dans
le milieu intestinal.
L’aspect extérieur de ce travail est net et bien ordonné. Il
repose sur une bibliographie sérieuse et bien exposée. Le texte
est aéré et la lecture facile, les reproductions de clichés radio¬
graphiques illustrent le texte d’une-iaçon heureuse.
Après avoir passé en revue les raisons et les obligations qui
conditionnent les différentes manières d’enrobage des diverses
formes pharmaceutiques, Monsieur Guy Billat étudie les dif¬
férentes préparations commerciales existant sur le marché.
Il expose ensuite ses travaux de contrôle d’enrobage gastro¬
résistants et entérosolubles par désagrégation in vitro suivant
deux techniques différentes :
1) Avec l’appareil du Codex Français (type Volckringer) à
mouvements horizontaux.
2°) Avec l’appareil de la Pharmacopée américaine (type U.S.P.)
à mouvements verticaux.
Il publie ses résultats comparatifs pour les enrobages au gluten,
au Rhodopas, à l’Isocheratol, à la gomme laque (Shellac) et à
l’acétophtalate de cellulose simple. Il retient ce dernier comme
le plus intéressant parmi tous ceux examinés. En effet, avec un
enrobage le plus faible il obtient un temps de délitement gas¬
trique très retàrdé et une désagrégation intestinale très rapide ce
qui est le plus souhaitable pour l’action thérapeutique.
— 56 —
Les expériences in vitro ont été complétées et confirmées par
des essais in vivo en employant des comprimés de sulfate de
baryum enrobés avec O 1 ,15 g d’acétophtalate de cellulose. Les
clichés successifs ont montré qùe de tels comprimés traver¬
saient bien l’estomac sans être attaqués et que leur désagréga¬
tion s’obtient rapidement dans l’intestin au plus tard dans l’ileon.
En terminant l’auteur conclut qu’actuellement seul l’enrobage
à l’acétophtalate de cellulose, dénué de toxicité, d’un emploi
facile permet de ne pas trop alourdir le poids et la taille du com¬
primé et atteint pleinement son but c’est-à-dire de passer intact
dans l’estoînac tout en se désagrégeant rapidement dans l’intes¬
tin, toutes propriétés qui ne semblent pas subir l’influence du
temps.
Le grand intérêt scientifique et pratiqué de ces recherches n’a
pas échappé à la Commission qui propose à l’unanimité d’attri¬
buer le prix Pierre Vigier à Monsieur Guy Bjli.at pour sa : $
« Contribution à l’enrobage gastro-résistant des comprimés ».
— 57 —
PRIX ANTOINE ET FÉLIX BALLAND.
par une Commission composée de :
MM. Péronnet, L. David et Kerny, rapporteur.
Ce prix est destiné à récompenser le meilleur travail (ne fût-ce
qu’une simple note scientifique) ayant fait l’objet d’une présenta¬
tion à l’Académie de Pharmacie, par un pharmacien militaire
jusqu’au grade de capitaine inclus, au cours des deux dernières
années.
Aucun travail, ou note, n’avant été présenté à l’Académie, par
un pharmacien militaire du grade exigé, au cours des années
1956 et 1957, le prix Balland 1957 ne peut être attribué et votre
Commission propose que, conformément aux dispositions de
l’article 46 du Réglement de l’Académie, l’attribution de ce prix
soit reportée à l’année prochaine.
— 58 —
PRIX DE L'ASSOCIATION DES DOCTEURS EN PHARMACIE.
par une Commission composée de :
MM. Boinot, Schuster et Chaigneau, rapporteur.
La Commission a examine avec grand intérêt les deux thèses
présentées.
Celle de M'"' ! I. Guéry-Bousez sur Les pharmacies hospitalières
du Val de Loire est le résultat d’un long travail oui a demandé
beaucoup de patience. La lecture de cet ouvrage illustré est fort
agréable et on y trouve de nombreux renseignements sur les
origines, les locaux, le matériel, les approvisionnements et le per¬
sonnel de chacun des seize Hôtels-Dieu visités. L’examen des
archives de l’Hôpital d’Angers a fourni une preuve de l’existence
de ces gagnants-maîtrise dont la condition présentait de curieuses
particularités. Il est à remarquer que la bibliographie est très
bien faite, comprenant la liste des archives consultées dont une
partie est classée comme étant sans profit pour le sujet. Il serait
évidemment souhaitable que cette pratique se généralise, tout
au moins dans cette discipline historique.
La thèse de M. Paressant est une Contribution à l’étude des
rapports entre la Pharmacie et la Parfumerie. L’auteur souligne,
tout d’abord, le rôle important que la Parfumerie a joué aux
côtés de la Pharmacie dans l’art de guérir, principalement jusqu’à
la fin du XVIII e siècle. Puis il fait remarquer l’insuffisance de
la Loi de Germinal et du Code de la Santé quant aux rapports
entre les deux professions ; ce chapitre est appuyé par de solides
arguments qui ont mené M. Paressant a exprimer des vœux
constructifs. Il s’agit là d’une œuvre personnelle ouvrant des
horizons nouveaux sur la jurisprudence.
La Commission a estimé que ce dernier travail a apporté une
contribution particulièrement riche à notre connaissance de la
Déontologie et vous propose de décerner le Prix de l’Association
des Docteurs en Pharmacie à M. Paressant.
— 59 —
PRIX PROUZERGUE,
par une Commission composée de :
MM.Finelle, Rfatsse et Marcelli, rapporteur.
Le Jury, pour l’attribution en 1957 du prix Prouzergue, réuni
sous la présidence de Monsieur Finerle, a eu à examiner les tra¬
vaux présentés par Monsieur Fernand Badré, Pharmacien-chi¬
miste Principal de la Marine, Docteur ès Sciences, Professeur de
Chimie et Toxicologie à l’Ecole d’Application de Médecine et
Pharmacie Navale, Chef de la Section Physico-Chimie du Labo¬
ratoire de la Commission d’Etudes pratiques des Sous-Marins.
Ces travaux sont au nombre de trois :
1° Appareil de dosage continu du gaz carbonique dans les
atmosphères confinées. Application aux sous-marins et aux abris
étanches.
Après un bref rappel des méthodes physiques de dosage conti¬
nu du C0 2 on décrit le principe de l’appareil, basé sur là varia¬
tion de pH réversible d’une solution dans laquelle passe l’air plus
ou moins riche en CO a . Cette variation est appréciée grâce à un
indicateur coloré et un montage photocolorimétrique.
2°) Méthode d’évaluation de l’oxycarbonémie à partir des con¬
centrations d’oxyde de carbone dans l’air alvéolaire.
On a établi la correspondance entre le taux d’oxyde de carbone
alvéolaire (concentration à l’équilibre pour la respiration d’oxy¬
gène en circuit fermé) et le taux de carboxyhémoglobine mesuré
par extraction des gaz et analyse selon une technique mise au
point par l’auteur.
Cette méthode non sanglante étudiée sur de nombreux sujets
a donné des résultats satisfaisants.
3°) Etude d’appareils destinés à l’évaluation de l’explosivité
des mélanges d’air et de gaz ou vapeurs combustibles.
Ces appareils utilisent la combustion catalytique des mélanges
sur un filament de platine chauffé faisant partie d’un pont de
Wheatstone.
La température s’élevant la résistance varie et déséquilibre le
pont proportionnellement au taux de gaz combustible. L’auteur
étudie les différents facteurs intervenant sur cette mesure et
notamment le pouvoir calorifique du gaz et sa vitesse de diffusion
dans l’air, caractérisée par la racine carrée de sa densité. 11 déter¬
mine ainsi un facteur de correction rendant compte des écarts de
lecture pour des mélanges différents en concentration théorique¬
ment équivalente.
Il est apparu au Jury que les travaux de Monsieur Badré, qui
ont trait à des problèmes importants de sécurité, méritent d’être
récompensés par l’attribution du prix Prouzergue en 1957.
— 60 —
PRIX CHOAY-CHAMPIGNY,
par une Commission composée de :
MM. Cheymol, Gautier et Piette, rapporteur:
Deux chercheurs ont fait acte de candidature, Messieurs Gi¬
rault et Savel.
M. Girault est ancien Interne des Hôpitaux de Paris et actuel¬
lement Chef de Laboratoire de Chimie biologique au Groupe
Hospitalier Necker-Enfants Malades. Ses études, universitaires
ont été brillantes, comme en témoignent certains résultats : lau¬
réat de la Faculté de Pharmacie, place de premier au Cours
Supérieur de Microbiologie de l’Institut Pasteur. Titulaire d’autres
certificats, M. Girault, actuellement étudiant en Médecine de (5 e
année, travaille en vue d’une thèse de Doctorat. Ses recherches
se situent dans plusieurs domaines : nous relevons un travail
effectué en collaboration avec M. le Doyen Faiîre, à propos de
l’action du plomb sur l’embryon de Poulet et un autre ayant
trait au baryum (pour lequel s’étaient joints MM. Truhaut et
Berrod), soit deux études présentées sous forme de notes aux
Comptes Rendus de FAcadémie des Sciences. Dans le cadre des
recherches hospitalières, M. Girault s’est attaché au problème
du recueil et de. l’analyse de la sueur globale, des acides aminés
urinaires (chromatographie sur papier, en particulier), des anti¬
coagulants, travaux qui ont fait l’objet de notes présentées en
commun avec des cliniciens et des collaborateurs du laboratoire.
Il nous faut ajouter que ce candidat est déjà lauréat de l’Aca¬
démie de Médecine (Prix Jansens).
M. Savel, ancien Interne des Hôpitaux psychiatriques de la
Seine, est actuellement Chef de Laboratoire de Chimie biologique
à l’Hôpital Cochin et Chef de Travaux Pratiques de Biologie ani¬
male à la Faculté de Pharmacie. A la suite de recherches effec¬
tuées sous la direction de M. le Professeur Cavier, il a soutenu
en li954 une thèse de Doctorat en Pharmacie d’Etat, très remar¬
quée, sur la constitution et le métabolisme protéique d 'Ascaris
lumbricoides. Après une analyse chimique et une étude des con¬
ditions de survie du parasite, le métabolisme protéique a fait
l’objet d’une investigation méthodique poursuivie en faisant
varier les conditions de vie (jeûne protidique, restriction
hydrique). Il a été ainsi démontré que, suivant les circonstances,.
Y Ascaris peut être considéré comme un animal à métabolisme
uréotélique et ammoniotélique. L’auteur a également envisagé le
catabolisme des nucléoprotéides, le métabolisme intermédiaire
— 61 —
des amino-acides, les réactions de transamination, pour montrer
en conclusion que la notion classique de dégradation par la vie
parasitaire méritait d’être revisée en ce qui concerne l’Ascaris.
Dans le domaine de la parasitologie, M. Savel s’est également
intéressé au genre Trichomonas (culture, thérapeutique). Les
fonctions hospitalières du candidat l’ont par ailleurs conduit à
la publication d’une douzaine de notes relatives à l’isoniazide,
l’acide para-aminosalicylique, les corps cétoniques, l’eau dans
les tissus, l’acide urique sanguin, notes dans certaines, desquel¬
les il préconise des méthodes de dosage particulières.
Si les travaux des deux candidats, orientés vers la Chimie
biologique, ne soulèvent aucune difficulté, il n’en va pas de même
des titres, M. Savel (ancien Interne des Hôpitaux psychiatriques,
et non des Hôpitaux de Paris) ne répondant pas aux conditions
requises. C’est pour cette raison que la Commission se devait de
demander le sentiment des donateurs sur ce point. Ceux-ci,
ayant fait connaître qu’une exception pouvait être faite (comme
en 1956, d’ailleurs), la Commission propose, eu égard aux tra¬
vaux des deux candidats, que le Prix Choày-Champigny soit,
exceptionnellement pour 1957, partagé sur un pied d’égalité entre
MM. Girault et Savel.
— 62 —
PRIX DU C.N.O.P.,
par une Commission composée de :
MM. Fleury, Président, Arnal, Cheymol, R. Fabre,- Guerbet,
Guillot, Janot, Joffard, Mascré, Rolland, Truhaut et..
Lagarce rapporteur.
I. — Prix de 100.000 francs destiné à récompenser un Pharma¬
cien de nationalité française pour des publications on travaux,
concernant l’analyse médicale.
Les travaux qui ont été présentés par les candidats à la com¬
mission sont exposés suivant l’ordre alphabétique.
1° G. Bassac, Docteur en Pharmacie, Licencié es Sciences,
Diplômé d’études Supérieures de Chimie, 9, Rue Grande Armée,
Marseille (B.-du-R.).
Contribution à l’étude de la sédimentation sanguine.
Travail publié en 1939, de 138 pages illustrées de nombreux
graphiques, étudie le mécanisme complexe de la sédimentation
sanguine et les nombreuses causes d’erreur cjui peuvent se pré¬
senter au cours de cet examen :
a) défaut et diversité d’information des méthodes.
b) Influence des causes extérieures.
c) Incidences de certains états physiopathologiques.
d) difficultés des prises de sang et de la lecture du niveau
plasma-globules.
Après avoir étudié les caractères de la sédimentation sanguine
et ses bases physiques, chimiques et biologiques l’auteur décrit
les principales méthodes de mesures connues, il en fait la cri¬
tique et en discute les résultats.
Il propose enfin une méthode originale de sédiométrie électrique
et compare les résultats fournis par cette méthode avec ceux
obtenus par la méthode classique de Westergreen.
La méthode électrique de Bassac semble devoir donner au bio¬
logiste clinicien des renseignements intéressants, particulière¬
ment dans les sangs très pathologiques et très fortement hypo-
globuliques où la sédimentation se fait mal et ou une importante
zone de flou rend la lecture extrêmement difficile.
2° M lle M. Dieuzeide, Docteur en Pharmacie, Ex-stagiaire au
C.N.R.S., Lauréate des Facultés de Pharmacie de Montpellier et
de Paris, 23, Rue Ernest Michel, Montpellier (Hérault).
— 63 —
Présente sa thèse de Doctorat d’Etat soutenue à Paris en 1950
qui lui a valu l’attribution du Prix Faure. Ce travail est intitulé :
Sur les techniques de dosage de radioélément artificiel
en biologie.
— Ce travail commencé à l’Institut de Radium a été effectué
en grande partie au Laboratoire de Physique de la Faculté de
Pharmacie de Paris ainsi qu’à l’hôpital Broussais sous la direc¬
tion de Monsieur le Professeur Guillot.
La première partie de ce travail est une mise au point biblio¬
graphique de l’état actuel du problème du dosage des radioiso¬
topes en biologie. En trois chapitres ont été successivement étu¬
diés ses conditions physiques, ses facteurs chimiques, enfin les
facteurs biologiques ayant une répercussion sur les techniques de
dosage. Un quatrième chapitre établit une monographie des tech¬
niques proposées oü utilisées par les auteurs.
La deuxième partie expose un- travail personnel de mise au
point de quelques techniques rigoureuses. L’ensemble des condi¬
tions, de facteurs de dosage, ainsi que les imperfections ou les
inconvénients des méthodes ulilisées jusqu’ici, conduit l’auteur
à l’étude expérimentale :
a) d’une part des méthodes de dosage après destruction de la
matière organique ;
b) d’autre part d’une méthode générale de dosage direct après
étalement des tissus en couches minces.
Les méthodes habituelles de dosage des radioéléments après
destruction des matières organiques donnant des pertes pouvant
aller jusqu’à 20 %, Mademoiselle Dieuzeide propose un dosage
direct des tissus après broyage rapide, mélangés avec une solu¬
tion de gélatine et étalement en couche mince, cette opération très
rapide peut être conduite en 5 minutes.
Cette méthode permettant d’opérer sur un poids d’organe infé¬
rieur ou égal à 50 milligrammes est très intéressante car elle per-
.met un dosage direct applicable à tous les radioéléments et à
toute matière organique. Elle évite les longues manipulations
chimiques source de pertes du radioélément, sa grande sensibilité
en fait une méthode de choix pour les recherches effectuées sur
les petits animaux de Laboratoire.
3" J. Fercocq, Pharmacien honoraire, Licencié ès Sciences,
Ex-interne des Hôpitaux de Paris et Asiles de la Seine, Ex-élève
de l’Institut Pasteur, 66, Av. Rochambeau, La Varenne, (Seine).
A présenté dans la presse pharmaceutique et particulièrement
dans la Documentation du Biologiste praticien 3' année, N'” I.
1949 diverses techniques pour des méthodes d’analyse rapides
nécessitant un appareillage très simple. Nous citerons en parti¬
culier celles concernant la recherche et le dosage colorimétrique
— 64 —
des corps cétoniques et cétogènes dans l’urine, la recherche et la
différenciation des albumines urinaires, la recherche de divers
microbes dans l’urine et le titrage de l’eau oxygénée.
Les techniques sont celles d’un praticien averti qui a intel¬
ligemment utilisé les méthodes classiques en les perfectionnant
et les simplifiant d’une heureuse façon.
4° H. Marcelet, Docteur en Pharmacie, Expert près les Tri¬
bunaux, Ancien interne des Hôpitaux, Diplômé de Sérologie (Ins¬
titut Fournier), Diplômé d’Hématologie (Faculté de Médecine de
Paris), Lauréat de la Faculté, Prix de Thèse, 4, rue de Lépante,
Nice (A.-M.).
Présente un travail daté de Septembre 1D51 sur le :
Diagnostic sérologique îles états cancéreux.
Les recherches commencées en 1941 dans le Laboratoire du
Professeur Roche à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de
Marseille lui permirent de présenter en 1944 une Thèse de Doc¬
torat en Pharmacie à Marseille intitulée : Recherche sur la Phos¬
phatasémie à l’état normal et pathologique.
C’est en utilisant l’action du zinc sur la Phosphatase alcaline
du sérum qu’il a émis une méthode qui est une variante de la
technique de Kay et est destinée à mesurer la valeur de l’activité
phosphatasique de l’enzyme du sang des cancéreux ou présumés
tels.
Cette méthode se termine par un dosage colorimétrique du
phosphore libéré en fin d’hydrolyse. Elle ne nécessite aucun
appareillage particulier. Les résultats communiqués portant sur
de nombreux malades ou individus normaux donnent un pour¬
centage d’exactitude suffisant pour considérer une telle méthode
comme intéressante.
5° J. Thiery, Docteur en Pharmacie, Biologiste diplômé de
l’Institut Pasteur, Chef de Laboratoire des Houillères Nationales
(groupe de Valenciennes), Anzin (Nordl.
Nouvelles techniques de microsérologie sur sang sec. 1
— Recherche sur de nouveaux procédés de microsérologie de
la syphilis.
— Application de l’antigène du V.D.R.L. aux micro-méthodes
sur sang sec.
— Notes sur la réagine syphillitique (constatations lors de
l’étude des microsérologies sur sang sec).
L’auteur a mis au point 3 nouvelles techniques de mieroséro-
logie de la syphilis utilisant le sang prélevé par ponction digitale
sur papier filtre et desséché à la température ambiante. La réac¬
tion d’hémolyse s’effectue directement sur le papier-sang. Les
deux réactions de floculation pratiquées sur le liquide de rçab-
— 65 —
sorptioir des papiers-sangs par une solution à 3,5 % de polyvinyl-
pyrolidone utilisent l’une l’antigène de Meinicke sensibilisée au
bornéol, l’autre l’antigène de Kline.
Cette méthode à triple contrôle ne remplace pas les macromé¬
thodes normales mais présente un intérêt pour des examens ré¬
pétés et pour suivre l'efficacité d’un traitement ou pour les exa¬
mens des nouveau-nés et de jeunes enfants.
— Tout en ne sous-estimant pas le travail de ces auteurs la
Commission a particulièrement retenu les travaux d’un de nos
éminents Confrères, Pharmacien qui consacre sa vie à la biologie
et à l’analyse médicale, M. Maurice Herbain, Docteur en Pharma¬
cie, Assistant à la Faculté de Médecine de Paris.
Bien connu de tous les chercheurs analystes depuis son arrivée
comme major à l’Internat en Pharmacie des Hôpitaux de Paris
qu’il termina comme Médaille d’Or.
Dès son entrée dans les hôpitaux il commença à se faire con¬
naître dans le Laboratoire du Professeur Mascré et du Docteur
Noël F ils singer par les nombreuses publications qu’il fit avec
ses deux maîtres.
Il édita en 1933 avec les Dqcteurs N. Fiessinger et H.-R. Oli¬
vier chez Maloine un manuel de technique analytique « Les diaq-
nostics biologiques, » qui plusieurs fois réédité constitue un guidé
sûr et pratique pour les analyses biologiques de base.
Depuis cette époque et sans interruption il travailla avec pas¬
sion sur les grandes disciplines de la Biologie.
Les travaux nombreux qu’il publia seul ou avec des collabora¬
teurs éminents concernent particulièrement le Métabolisme des
Glucides, le Métabolisme des Protides, de l’Acétone, l’Enzymo-
logie, la Technique biologique.
— M. Maurice Herbain a été lauréat de l’Académie de Méde¬
cine, de l’Académie des Sciences en 1929.
— Lauréat de la Faculté de Pharmacie en 1944.
— Laiiréat de la Société de Pharmacie en 1944.
— Membre actif de la Société de Biologie il est actuellement
assistant de la Faculté de Médecine de Paris, à la Chaire de Pa¬
thologie expérimentale.
C’est pour cette longue liste de travaux de Laboratoire et de
recherches originales qui justifient la valeur scientifique du Doc¬
teur en Pharmacie Maurice Herbain, que la Commission propose
de lui décerner le prix de 100.000 francs du Conseil national de
l’Ordre.
II. — Prix de 100.000 francs destiné à récompenser un Pharma¬
cien de nationalité française pour des travaux intéressant la
législation, la jurisprudence, la déontologie ou la sociologie phar¬
maceutique, l’histoire de la Pharmacie, le Codex, ou plus géné¬
ralement tous travaux se rapportant aux attributions de l’Ordre
National des Pharmaciens.
— 66 —
Les travaux présentés à la commission étaient les suivants :
1. Ch. Beauche, Docteur en Pharmacie (Université de Paris),
72, avenue Jean-Jaurès, Le Mans (Sarthe).
Le rôle du Pharmacien
dans le service des Prestations de la Sécurité Sociale. >
L’auteur étudie depuis ses origines la Sécurité Sociale et son
évolution au cours des ans. Le plan français et ses principes
fondamentaux, l’organisation technique, les caisses primaires ré¬
gionales, la-fédération nationale, l’organisation administrative, le
financement. Il envisage ensuite l’action sanitaire et sociale.
Après ces généralités, il expose le rôle actif du Pharmacien
dans les Assurances Sociales et les accidents du travail, les diffé¬
rentes fournitures pharmaceutiques, les lois qui régissent ses
fournitures (Loi Lafay et Solïgnac), les tarifs divers. En termi¬
nant il souhaite qu’une collaboration étroite S’établisse entre le
Pharmacien et les organismes de Sécurité Sociale comme elle
existe entre le Pharmacien et le malade depuis toujours. Il s’élève
contre les Pharmacies de Caisse et les Pharmacies mutualistes
qui suppriment le libre choix du malade qui doit rester le droit
intangible de l’assuré social.
2. P. Métadier, Docteur en Pharmacie, Chargé de cours à
l’Ecole de plein exercice de Médecine et de Pharmacie de Tours.
La Pharmacie d’officine devant sa législation nouvelle.
Ce texte publié en 1952 est une étude du domaine légal de
l’Officine. Elle expose les tendances de la charte de la Pharmacie,
la vente actuelle du médicament par les Pharmaciens et par les
non-pharmaciens, les activités complémentaires de l’Officine. Le
rôle social du Pharmacien. Un chapitre important est consacré à
l’acte pharmaceutique et à sa rémunération. M. Métadier y ex¬
pose sa doctrine sur les honoraires du Pharmacien, doctrine sou¬
tenue depuis longtemps par son père et qu’il considère comme
un sérieux moyen de permettre l’exercice libéral de la Pharma¬
cie et une revalorisation matérielle et morale de la profession.
3. Pierre Wilsox-Caki.i, Docteur en Pharmacie, Ancien Ins¬
pecteur divisionnaire de la Santé, 65, rue Saint-Jacques, Mar¬
seille (Bouches-du-Rhône).
Evolution et Orientation de la Pharmacie Française.
Dans une première partie historique l’auteur envisage l’évo¬
lution de la Pharmacie à travers les âges depuis ses origines jus¬
qu’à aujourd’hui.
Dans une deuxième partie il fait une étude critique de la Phar¬
macie contemporaine dans le détail même de son organisation.
— 67 —
En conclusion, il fait un pressant appel à la solidarité confra¬
ternelle et à l’Union pour défendre la Pharmacie contre les pé¬
rils qui la menacent, intérieurs et extérieurs à la profession.
4. M. J. Volckringer, Docteur en Pharmacie, Chef du Ser¬
vice Central de la Pharmacie au Ministère de la Santé Publique.
2, avenue Cl. Maistre, Paris (18').
Evolution et unification des Formulaires et Pharmacopées.
Cet ouvrage commence par un historique très complet des
formulaires et pharmacopées du monde entier depuis les plus
lointaines origines à nos jours.
L’auteur passe ensuite en revue jous les Congrès interna¬
tionaux qui contribuèrent à l’arrangement des pharmacopées de¬
puis le 19° siècle jusqu’à l’O.M.S. actuelle.
Il décrit ensuite les divers ouvrages des Pharmacopées des
différentes nations, leur présentation et leur réalisation et s’étend
sur les Codex français depuis Germinal. Un chapitre est consacré
à l’essai des médicaments et à leur conditionnement, leur con¬
servation, l’étiquetage, la réglementation des substances Véné¬
neuses, la posologie. Cet ouvrage est pourvu d’une abondante bi¬
bliographie et en appendice se trouve le catalogue très complet,
comportant 65 pages, des ouvrages de Pharmacopée des origines
à nos jours.
Cet ouvrage important de près de 500 pages constitue un docu¬
ment unique présenté clairement et avec méthode. L’ensemble
du travail donne une forte impression de conscience minutieuse
qui a cherché sa documentation dans le monde entier.
C’est pour ces différentes raisons que la- Commission propose
d’attribuer ce prix de 100.000 francs à M. Volckringer pour
son travail qui honore le Codex et la législation française.
EXERCICE 1957.
RAPPORT FINANCIER,
par M. A. Guerbet, Trésorier.
Messieurs et Chers Collègues,
Jusqu’ici chaque année vous étiez accoutumés à écouter le rap¬
port financier de nos Commissaires aux Comptes sans interven¬
tion du Trésorier.
Pour mettre notre gestion en harmonie avec nos statuts, il ïi
été décidé que le Trésorier rendrait compte lui-même des opéra¬
tions de son ressort, les Commissaires aux Comptes intervenant
par la suite pour juger de la correction des opérations réalisées.
Je vais donc vous donner lecture en premier lieu de l’état des
recettes et dépenses de l’Année 1957 :
Recettes courantes :
Cotisations . 503.000
Droits d’entrée. 4.000
Revenu du portefeuille. 14.920
521.960 521.920
Recettes exceptionnelles :
Subvention des Membres. 56.960
Subvention de la Société, des Amis
de la Faculté Pharmacie .. 100.000
Médailles. 12.000
Plus value du portefeuille . 12.655
181.615 181.615
Recettes pour ordre :
Prix Ghoay-Ghampigny . 50.000
Prix du Conseil de l’Ordre. 200.000
250.000 250.000
Total des Recettes .
Dépenses courantes :
Secrétariat . 258.000
Impressions et Frais Généraux ... 173.299
Médailles et Prix . 18.825
Frais de Banque . 2.040
Couronnes . 23.300
Cotisation Société des Amis des
Sciences . 1.000
953.535
Dépenses pour ordre :
Prix Choay-Champigny ..
Prix du Conseil de l’Ordre
50.000
200.000
250.000 250.000
726.464
Excédent des Recettes sur les Dé¬
penses. 227.071
Nous avons décidé d’employer cet excédent de recettes à la
constitution de différentes réserves qui nous sont imposées par
nos statuts.
Compte-tenu de .cette opération et du solde qui résultait des
comptes arrêtés au 31 Décembre 1956, le Bilan de notre Société
au 31 Décembre 1957 , s’établit comme suit :
ACTIF :
64 jetons argent Hijgia Salus (1796) Societas Pharmaceutica
Parisiensis .
12 jetons argent Mercure (1831) Commissaires experts du
Gouvernement ..
1 jeton argent Confraternité encouragement Bienfaisance
Sté Prévoyance Pharmaciens de la Seine (1853) .
Chèques Postaux .
Comptoir d’Escompte .
Valeurs en Portefeuille (suivant détail annexé) . ..
Mémoire
Mémoire
Mémoire
12.519
138.842
53.401
903.603
1.108.365
PASSIF :
Dotation (Art. 12).
1) Dotation statutaire .
2) Immeubles .
3! Capitaux dont le re¬
venu assure les prix
de fondation.
4) Réserve Statutaire
1/10 des revenus de
1920 à 1936 .
1/10 des revenus de
1957 .
40.000
68.000
26.051
1.492
27.543 27.543
Fojids de réserve (Art. 14)
Provisions.
1) Pour impressions
diverses .
Exigible.
Frais échus à régler...
Solde à reporter au 31
décembre 1956 .
41.528
227.071 227.071
25.020
856.274
1.108.365
— 70 i —
En vue de l’exercice 1958; les prévisions suivantes ont été faites :
Recettes.
Cotisations et droits
d’entrée . 525.000
Revenu du Portefeuille. 15.000
Subventions et dons . . 50.000
590.000
Dépenses.
Secrétariat .. 300.000
Impressions et Frais
généraux . 200.000
'Médailles et Prix .... 30.000
Divers . 60.000
590.000
Composition do portefeuille.
Cours 31/12/1757
870 fr rente 3 % 45 ..
840 fr rente 3 % 45 ...
2.170 fr rente 3 % perp..
540 fr rente 3 % perp •
10.500 fr rente 3 1/2 52
58 Fr. 16.670
58 Fr. 16.240
57,80 Fr. 41.789
57,80 Fr. 10.404
105,70 Fr. 317.100
Bons du Trésor
Bons du Trésor
Fr. 402.203
Fr. 302.400
Fr. 199.000
Fr. 903.603
Je cède la parole à Monsieur Lagarce qui commentera devant
vous ces résultats financiers.
RAPPORT DE LA COMMISSION DES FINANCES.
Commissaires aux comptes :
MM. Félix Martin et F. Lagarce, rapporteur.
Messieurs, ■
Notre Trésorier Monsieur Guerbet a mis à notre disposition
toutes les pièces comptables nécessaires. Cette comptabilité est
présentée d’une façon claire et méthodique qui a grandement
simplifié notre travail.
Comme vous venez de l’entendre à la lecture du bilan, la situa¬
tion financière de l’Académie se présente d’une façon favorable,
Grâce au relèvement de la cotisation qui est passée de 3.#0
Francs à 4.00'0 Francs minimum pour les membres résidants et
de 1.500 Francs à 2.000 Francs pour les membres honoraires,
les recettes en Cotisations pures passent de 386.906 Francs à
503.000 Francs ; elles sont en augmentation de 116.194 Francs ;
par contre, ce qui est normal, les subventions spontanées des
Membres passent de 94.052 à 56.960 Francs.
— 71 —
La subvention des Amis' de la Faculté passe de 50. (KM) Francs
à 100.000 Francs, ce qui est très appréciable et mérite une men¬
tion spéciale.
La valeur du Portefeuille qui était de 691.948 Francs en 1956
passe, grâce à l’achat de 199.000 Francs de Bons du Trésor et
à une plus value de 12.655 francs, à 903.603 francs.
Les dépenses courantes ont été réduites de 602.584 Francs
pour 1956 à 476.464 Francs pour 1957. Les frais de Secrétariat
restent toujours réduits au minimum grâce à l’amabilité de notre
Secrétaire Général, Monsieur le Doyen Fabre. Ceci a- permis
finalement d’obtenir un .excédent de recettes sur les dépenses de
227,701 Francs.
Cet excédent de recettes a été utilisé à la constitution de ré¬
serves statutaires, ce qui permet d’établir en fin Décembre 1957
un Bilan bien équilibré et conforme à nos statuts.
Nous pensons être vos interprètes en remerciant tous nos géné¬
reux donateurs et particulièrement le Conseil de l’Ordre et les.
Laboratoires Choay pour leurs prix que nous distribuons chaque
année, et les Amis de la Faculté pour leur subvention. Nos re¬
merciements tout spéciaux vont également à notre dévoué Tré¬
sorier Monsieur Guerbet.
En terminant nous vous demandons, Messieurs, de bien vouloir
approuver les Comptes de l’Exercice 1957 tels qu’ils vous ont été
présentés.
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PRIX DE L'ACADÉMIE DE PHARMACIE.
I. — Prix de l’Académie (Extrait du Règlement).
Prix des Thèses. — L’Académie décerne à la fin de chaque an¬
née, s’il v a lieu, des prix aux auteurs des meilleures thèses sou¬
tenues devant la Faculté de Pharmacie de Paris, au cours (le
Vannée scolaire qui vient de s’écouler.
Ces prix sont représentés par trois médaillés d’or et trois ^ar¬
gent attribuées : 1° une médaille d’or de 3'OK) francs et une mé¬
daille d’argent, aux travaux effectués dans le domaine des sciences
physico-chimiques ; 2° une médaille d’or de 300 francs et une
médaille d’argent, aux travaux effectués dans le domaine des
sciences naturelles ; 3° une médaille d’or de 300 francs et une
médaille d’argent, aux travaux effectués dans le domaine des
sciences biologiques (Décision de la Société de Pharmacie en date
du 6 novembre 1935).
Exceptionnellement, il pourra être accordé dans chaque section
une seconde médaille d’argent sur la demande de la Commission
et après un vote de l’Académie dont la majorité devra compren¬
dre au moins les deux tiers des membres présents.
Si l’Académie juge que les travaux soumis à son appréciation
n’ont pas une valeur suffisante, le nombre des médailles pourra
être moindre, et les médailles d’or pourront être remplacées par
des médailles d’argent.
Nota. — Tout candidat aux prix des thèses doit faire parvenir
à l’Académie, avant la séance d’octobre (premier mercredi), cinq
exemplaires de son travail ; il choisit lui-même, en faisant cet
envoi, la section dans laquelle il désire concourir.
II. — Prix de Fondation.
Prix Dubail. — Prix triennal de 300 francs, destiné à récom¬
penser le meilleur ouvrage imprimé ou manuscrit ayant trait à
la chimie biologique. Ce prix pourra être décerné en 1959.
Prix Charles-Leroy. — Prix biennal de 500 francs. Ce prix sera
accordé à l’auteur du meilleur travail paru dans les deux der¬
nières années ayant pour but l’analyse chimique d’une plante
médicinale ou d’un produit médicamenteux d’origine végétale,
— 73 —
avec séparation et caractérisation des principes immédiats que
renferme cette plante ou ce produit (Décision de la Société,
séance du 6 juin 1906). Ce prix pourra être décerné en 1959.
Prix Landrin. — Prix triennal de 900 francs, « destiné à ré¬
compenser le pharmacien ou l’étudiant en pharmacie français
qui aura présenté à la Société le meilleur travail de recherches
sur de nouveaux principes définis tirés des végétaux : acides,
alcaloïdes, glucosides, etc... » ( Extrait du testament). Ce prix
pourra être décerné en 1959.
Prix Pierre-Vigier. — Prix annuel de 500 francs, créé par M' ne
veuve Pierre Vigifr. Ce prix sera accordé à l’auteur du meilleur
travail paru dans les deux dernières années sur la pharmacie
pratique, et plus spécialement sur la composition ou l’essai des
médicaments galéniques (Extrait du testament). Ce prix pourra
être décerné en 1958.
Prix Antoine et Félix-Balland (fondé en 1927). — Ce prix bien¬
nal est constitue par les arrérages d’un capital de 10.000 francs.
Il est destiné à récompenser le meilleur travail (ne fût-ce qu’une
simple note scientifique) ayant fait l’objet d’une présentation à
la Société de Pharmacie, par lin pharmacien militaire jusqu’au
grade de capitaine inclus, au cours des deux dernières années. Ce
prix pourra être décerné en 1958.
Prix de l'Association des Docteurs en Pharmacie. — L’Associa¬
tion des Docteurs en Pharmacie met annuellement à la disposi¬
tion de la Société de Pharmacie un prix de 500i francs, qui pourra
être distribué sous la forme de médaille et sera destiné à récom¬
penser le meilleur travail imprimé paru dans l’année, sur un
sujet intéressant l’Histoire de la Pharmacie. Ce. prix, réservé aux
étudiants en Pharmacie et aux Pharmaciens français, pourra être
décerné en 1958.
Prix Prouzergue. Prix annuel de 300 francs, « destiné à
récompenser le pharmacien, de préférence militaire, ayant pro¬
duit dans l’année le meilleur travail scientifique pur, ou la meil¬
leure thèse de doctorat en pharmacie » ( Extrait du testament). Ce
prix pourra être décerné en 1958.
Prix Choag-Champigng. — Prix annuel, d’une valeur variable,
déterminée chaque année, attribuée par les héritiers de E. Choay,
à un interne ou un ex-interne en pharmacie des Hôpitaux de
Paris, digne d’intérêt en raison de sa situation et de la valeur de
ses travaux scientifiques, travaux portant de préférence sur la
chimie biologique. Ce prix pourra être décerné en 1958.
— 74 —
Prix. Mouneijrat. — Ce prix, de 100.000 francs, destiné à ré¬
compenser l’auteur de travaux de recherches inédits sur là chi¬
miothérapie ou la pharmacodynamie, sera décerné en 1958, en
mémoire du Professeur Agrégé Antoine Mounkyrat.
Prix du Syndicat Général de la Réglementation des Produits
pharmaceutiques . — Prix annuel de 200.000 francs, destiné à
récompenser un auteur ou plusieurs auteurs travaillant en col¬
laboration, de nationalité française, de préférence pharmaciens
ou étudiants en Pharmacie, pour des travaux originaux ayant
contribué à-enrichir les sciences se rapportant à la Pharmacie et,
de préférence, à la Chimiothérapie. Ce prix pourra être décerné
en 1958.
Prix Mathilde Marvy-Deschiens. — Ce prix est constitué par
les arrérages d’un capital de 200.000 francs, qui « seront distri¬
bués, si faire se peut, annuellement, à une jeune fille étudiante
française, catholique, inscrite à la Faculté de Pharmacie de Paris,
au sujet d’une thèse de Doctorat en Pharmacie » ( Extrait du
testament ). Ce prix pourra être décerné en 1958.
Prix de l’Ordre National des Pharmaciens. — Prix d’une va¬
leur de 100.000 francs attribués par l’Académie de Pharmacie
comme suit :
Années impaires.
1° Un prix de 100.000 francs destiné à récompenser un pharma¬
cien de nationalité française pour des publications -011 travaux
concernant l’analyse médicale.
2° Un prix de 100.000 francs destiné à récompenser un phar¬
macien de nationalité française pour des travaux intéressant la
législation, la jurisprudence, la déontologie ou la sociologie phar¬
maceutiques, l’Histoire de la Pharmacie, le Codex, ou plus géné¬
ralement, tous travaux.se rapportant aux attributions de l’Ordre
National des Pharmaciens.
Ces prix pourront être décernés en 1959.
Années paires.
3° Vn prix de 100.000 francs destiné à récompenser un phar¬
macien d’officine, de nationalité française, pour ses publications
ou ses travaux honorant la profession, ou dont la vie profession¬
nelle peut être citée en exemple.
4° Un prix de 100.000 francs destiné à récompenser un auteur
ou plusieurs auteurs travaillant en collaboration, de nationalité
— 75 —
française, pharmacien ou non pharmacien, pour des travaux ori¬
ginaux ayant contribué à enrichir la thérapeutique d’un médica¬
ment nouveau.
Ges prix pourront être décernés en 1958.
L’Académie de Pharmacie se réserve de décerner les prix de
l’Ordre des Pharmaciens à des personnes n’ayant pas fait acte
de candidature, mais dont les travaux auront particulièrement
retenu l’attention de la Commission.
Les candidats aux prix de fondation doivent faire parvenir
leurs travaux, en triple exemplaire, à l’Académie, avant la séance
du mois d’octobre (premier mercredi) de l’année où ces prix sont
décernés.
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TABLE DES MATIÈRES.
Liste des Membres de l’Académie .
Composition du Bureau de la Société depuis 1803 .
Composition du Bureau pour 1958 .
Compte rendu de l’activité de l’Académie pendant l’année 1957,
par TM. M. Lachaux, Secrétaire annuel .
Allocution de M. M. Mascré, Président sortant .
Allocution dé M. R. Lecoq, Président pour 1958 .
« Gustave Patein (1857-1928) », par M. R. IVeitz .
Rapports sur les Prix des Thèses présentées à l’Académie de
Pharmacie ..
Rapport sur le Prix Charles Leroy.
Rapport sur le Prix Pierre Vigier ...
Rapport sur le Prix de l’Association des Docteurs en Pharmacie.
Rapport sur le Prix Prouzergue ..
Rapport sur le Prix Choay-'Champigny .
Rapport sur les Prix de l’Ordre National des Pharmaciens ....
Rapport financier du Trésorier ....
Rapport de la Commission des Finances .
Prix de l’Académie de Pharmacie. Règlement .
13 :
16
17
23
31 '
38
49
53
55
58
59
60
62
70
Achevé d’imprimer le 20 Mars 1958.
M. Declume, lmp. Lons-le-Saunier — 129-58-350.
Mars 1958 « Dépôt légal 1 er trimestre 1958 - N" 4778 ». ||j
Printed in France-